Voile : 20 ans avant le Vendée Globe, la course tragique de Donald Crowhurst

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Voile : 20 ans avant le Vendée Globe, la course tragique de Donald Crowhurst
Voile : 20 ans avant le Vendée Globe, la course tragique de Donald Crowhurst

Il a pleuré toute la nuit, lové dans les bras de sa femme Clare. « Chérie, le bateau n'est pas bien. Je ne suis pas prêt. » Donald Crowhurst a une trouille de tous les diables. Ce jeudi 31 octobre, il lui faudra larguer les amarres pour de longs mois. Il a beau être passionné de voile, c'est un amateur. En s'inscrivant, au mois de mars, au Golden Globe lancé par le « Sunday Times » — ancêtre du Vendée Globe —, il n'avait pourtant pas hésité. Un globe en or massif pour le premier à boucler en solitaire et sans escale le tour du monde. Et 5 000 livres sterling pour le plus rapide, car chacun peut s'élancer quand il le souhaite entre le 1er juin et le 31 octobre.

 

Crowhurst a donc attendu la date limite pour s'élancer. Les huit autres concurrents, assez fous pour tenter le pari, sont déjà partis, certains depuis des mois. Pendant ce temps-là, l'ingénieur anglais de 37 ans a mené une course contre la montre. Il lui a fallu trouver un bateau — un trimaran de 12 m, qui sera livré quelques semaines seulement avant le départ — et un sponsor assez fou pour s'embarquer avec lui dans l'aventure. Stanley Best, marchand de caravanes, mord à l'hameçon, fasciné par l'énergie de cet homme qui assure pouvoir gagner grâce aux innovations qu'il a conçues, et qui lui apporteront gloire et fortune. Un pacte faustien : Crowhurst, père de quatre enfants, a dû hypothéquer sa maison et sa société d'électronique. Et Best exige qu'il rembourse tout s'il jette l'éponge. Le premier piège s'est refermé.

 

Sa raison tangue

 

Quand il part de Teignmouth (sud de l'Angleterre) à 16 heures, le trimaran de 12 m est sens dessus dessous. Les derniers préparatifs ont eu lieu dans une pagaille indescriptible. Il manque de la nourriture, un baromètre, des boulons ne sont pas serrés. Clare est morte d'inquiétude, mais Donald doit faire bonne figure devant les journalistes.

 

Une semaine a passé en mer, et il sent déjà ...

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