Voici pourquoi Golden State est phénoménal

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Voici pourquoi Golden State est phénoménal
Voici pourquoi Golden State est phénoménal

Les Golden State Warriors sont intenables depuis le début de la saison régulière. Avec 23 victoires consécutives au compteur, les coéquipiers de Stephen Curry font tomber les records les uns après les autres. Retour sur une " success-story " déjà légendaire.

Mais jusqu'où iront les Warriors ? Phénoménale depuis le coup d'envoi de la saison 2015-2016, la franchise d'Oakland est en train de réaliser ce que personne n'avait fait avant elle. 23 victoires consécutives, une attaque de feu, un collectif au plus que parfait et un Stephen Curry qui repousse un peu plus chaque soir les limites de l'insolence, Golden State est sur une autre planète en NBA. Les Californiens sont de tous les bons coups et ils pourraient même s'attaquer au fameux bilan des Bulls de 1995-1996 (72 victoires, 10 défaites). Ils en sont capables, voici pourquoi.

Parce que Curry est le « real MVP »

Les critiques de la saison dernière semblent loin. Si quelques voix s'étaient élevées pour contester le titre de MVP de Stephen Curry au détriment de James Harden, le débat n'existe plus aujourd'hui. « Baby Face Killer » a mis tout le monde d'accord. Il faut dire que le meneur américain ne fait pas les choses à moitié. Statistiquement, son début de saison est faramineux. Le meilleur marqueur de la Ligue (32,2 points par match) ne se contente pas seulement de ses tours de magie habituels (5 rebonds, 6 passes, 2,3 interceptions en moyenne). Sa capacité à prendre feu à trois points est tellement invraisemblable que les adjectifs commencent à manquer (11,2 tentatives, 5,3 shoots primés). Stephen Curry a déjà inscrit 119 paniers à trois points depuis le début de la saison (sur 257 tentatives, 46,3% de réussite). Le natif d'Akron (Ohio) est très loin devant Paul George (69), Kyle Lowry (68), Klay Thompson (68) et Damian Lillard (67).

A ce rythme-là, son propre record de trois points en une saison (286) va être très rapidement amélioré. Les chiffres sont impressionnants. Mais c'est surtout la manière et cette étonnante facilité qui donnent du poids à la domination du meneur des Warriors. Insaisissable, le joueur de 27 ans fait preuve d'une précision hallucinante dans tout ce qu'il entreprend. Il peut déjà être considéré comme l'un des tout meilleurs shooteurs de l'histoire de la NBA. Surtout sur les tirs en sortie de dribbles où il n'a pas d'équivalent. Sa gestuelle et son habileté naturelle le rendent spécial. On peut même parler d'insolence. Mais une insolence positive. Celle des artistes. En à peine un an, Stephen Curry est devenu une icône pour la nouvelle génération comme LeBron James ou Kobe Bryant avant lui. Son image de gendre idéal et son jeu si fluide, si agréable, en font un ambassadeur parfait pour la NBA.

Parce que les Warriors sont diaboliques à 3 points

Vivre ou mourir par les trois points, Golden State s'en accommode parfaitement. Les champions en titre en ont même fait leur marque de fabrique. Cette année encore, GS est l'équipe la plus précise derrière l'arc (43,8%). C'est aussi la seule franchise avec Indiana (40,2%) à tirer à plus de 40 %. Golden State a d'ailleurs toute une escouade de tireurs d'élite en réserve. En plus de Stephen Curry, les Warriors disposent de quelques phénomènes dans ce registre. Comme Klay Thompson, sniper au sang froid impressionnant (44,2%).

Des éléments comme Draymond Green (37,8%), Andre Iguodala (44,1%), Harrison Barnes (38,9%), Brandon Rush (51,5%), Ian Clark (47,8%) et Leandro Barbosa (46,2%) peuvent eux aussi prendre feu à n'importe quel moment. Des joueurs qui sortent majoritairement du banc et qui ont un impact indéniable sur les performances de GS. Cette puissance de feu permet aux Warriors de tout balayer sur leur passage. Pas étonnant de les voir en tête du classement des meilleures attaques de la NBA (115,8 points), loin devant OKC (108,4).

Parce que Draymond Green est indispensable

Lorsqu'on évoque les Warriors, on pense naturellement à Steph Curry. A juste titre. Mais il ne faut pas oublier le rôle majeur de Draymond Green. L'ailier-fort est tellement important dans le dispositif tactique ! Sa flexibilité, sa versatilité, sa polyvalence et son leadership ont rendu son apport inestimable (3 triples-doubles et 5 doubles-doubles). Aux postes 3, 4, ou même en tant que pivot dans une configuration « small-ball », le joueur de 25 ans répond systématiquement présent.

Meilleur passeur (7) et rebondeur (8,5) de Golden State, le 35eme choix de la draft 2012 apparait comme la clé du collectif californien. Draymond Green incarne la solidité, l'équilibre et la polyvalence. Il distribue, il marque, il mène et il le fait toujours très bien. Son côté grande gueule et son mauvais caractère ajoutent une petite touche de fantaisie à un personnage déjà haut en couleurs. Pas étonnant qu'il soit lui aussi l'un des chouchous de la « Dub Nation ».

Parce que cette équipe a une faim énorme

Le plus étonnant dans la réussite des Warriors, c'est de voir à quel point ils ont envie de faire encore mieux que la saison précédente. Beaucoup avaient estimé que Golden State devait son titre à la « chance ». Comme Doc Rivers qui s'était montré extrêmement amer lors d'une interview en octobre dernier : « Il y a besoin de chance pour gagner à l'Ouest. Regarde les Warriors, ils n'ont pas eu à nous affronter, ni les Spurs. » Ce sont ce genre de critiques qui poussent Golden State à se sublimer. Chaque soir, les Californiens en remettent une couche. Pour faire taire leurs détracteurs et afin de marquer encore un peu plus l'histoire.

Car les Californiens sont des ovnis. Depuis les Lakers époque Kobe-Shaq et les Bulls version Jordan-Pippen-Rodman, personne n'avait jamais vu une équipe aussi excitante, aussi facile. Le record de Chicago (72 victoires pour 10 défaites en 1995-1996) n'a jamais semblé aussi atteignable. Évidemment, les Warriors finiront par perdre un match à un moment ou à un autre. Et ce sera un événement. Mais Golden State a gagné le respect de tous et il était temps. Comme le disent si bien les Américains à propos de cette équipe : « Sky is the limit ».

Alessandro Pitzus

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