Vladimir Poutine lance la campagne présidentielle russe

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En se démarquant du président Dmitri Medvedev sur la Libye, le premier ministre donne un signal à ses partisans.

En critiquant la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU autorisant le recours à la force en Libye, à laquelle Dmitri Medvedev ne s'était pas opposé, son premier ministre, Vladimir Poutine a érodé l'unité du tandem politique au pouvoir. L'intervention militaire occidentale ressemble à «ces appels médiévaux à la croisade», avait dénoncé le chef du gouvernement, utilisant la même rhétorique que le colonel Kadhafi. Quand à la résolution onusienne, elle est «imparfaite et déficiente», avait-il ajouté. Ces déclarations ont piqué au vif le Kremlin, le président russe jugeant ces comparaisons «inadmissibles».

À l'exception de deux journaux libéraux, la presse russe n'a accordé aucun écho à ces divergences, comme si l'opinion publique s'était accoutumée au jeu de rôles régulièrement pratiqué par les deux têtes de l'exécutif. Avec, dans l'habit du gentil pro-occidental et libéral, le chef du Kremlin et, dans celui du faucon conservateur agrippé

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