Vladimir Poutine juge les sanctions contraires à l'OMC

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POUTINE JUGE LES SANCTIONS CONTRAIRES AUX PRINCIPES DE L'OMC
POUTINE JUGE LES SANCTIONS CONTRAIRES AUX PRINCIPES DE L'OMC

MOSCOU (Reuters) - Vladimir Poutine a déclaré jeudi que les sanctions imposées à la Russie par les puissances occidentales constituaient une violation des principes édictés par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et que la meilleure manière de les contrer passait par un développement du marché intérieur russe.

Moscou, a poursuivi le président russe, n'a nullement l'intention de punir l'Ouest en représailles à ces sanctions qui, affirme-t-il, ont renforcé l'économie nationale, favorisé la concurrence et incité au développement du crédit.

"En adoptant des mesures de réaction, nous devons penser avant tout à nos propres intérêts liés au développement et à la protection de nos producteurs et de nos marchés face à une concurrence déloyale", a-t-il expliqué.

"Notre principal objectif est de nous servir de l'un des avantages compétitifs majeurs de la Russie, à savoir son vaste marché intérieur, et de l'approvisionner en produits de haute qualité fabriqués par les entreprises de notre nation", a ajouté Poutine.

Hormis l'embargo sur les importations de viande, de poisson, de produits laitiers et de fruits et légumes en provenance des Etats-Unis, de l'Union européenne, du Canada, de l'Australie et de la Norvège imposé le mois dernier, la Russie n'a pas pris d'autres mesures de représailles.

Le ministre de l'Economie, Alexeï Oulioukaïev, a souligné jeudi que le gouvernement n'en avait pas préparé d'autres à ce stade. "Il n'y pas de décisions prêtes. Dans cette situation, cela ne serait pas productif parce que toute décision doit être fondée sur l'intérêt de nos consommateurs", a-t-il dit.

Son collègue à l'Energie, Alexander Novak, a dit pour sa part qu'il n'était pas question de réduire les livraisons de gaz russe à l'Europe. )

Le gouvernement russe a adopté jeudi son projet de budget 2015-2017 reposant sur un strict contrôle des dépenses et autorisant l'Etat, pour la première fois depuis la crise économique de 2008, à piocher dans les réserves.

(Alexei Anishchuk, Henri-Pierre André pour le service français, édité par Tangi Salaün)

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