Vladimir Poutine impose le gel du prix de la vodka

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VIDÉO - Cette boisson populaire a vu ses prix flamber de 30% en un an en raison de l'effondrement du rouble. Le président russe entend lutter contre la contrebande.

Le prix de la vodka en Russie n'augmentera plus. Vladimir Poutine en a fait la promesse à ses concitoyens la veille de Noël. Lors d'une réunion avec des membres du gouvernement et des gouverneurs de région, le président russe a donné l'ordre d'imposer un gel des prix de cette boisson qui s'envolent au moment où la Russie traverse sa plus grave crise économique depuis 1998 sous l'effet conjugué de la chute des prix du brut et des sanctions occidentales.

L'effondrement du rouble a entraîné une hausse de 30% du prix de détail du demi-litre de vodka. Ce dernier atteint désormais 220 roubles (environ quatre dollars). Une situation qui selon le Vladimir Poutine encourage la production d'alcools contrefaits plus dangereux pour la santé que l'alcool distillé légalement. «L'explosion des prix de la vodka conduit seulement à accroître la consommation d'alcool de contrebande. Je pense que les instances concernées doivent y songer», a-t-il affirmé.

Inflation de 11,5% cette année

En plus d'être sanitaire, l'enjeu est politique et économique. Vladimir Poutine, dont la popularité est en jeu, ne peut laisser filer les prix de cette vodka bon marché, très populaire dans le pays. Selon une étude récente, les hommes en consomment 3 à 4 bouteilles de demi-litre par semaine. Ce qui explique d'ailleurs que 35% d'entre eux meurent avant 55 ans.

En plus de la vodka, les Russes doivent déjà supporter une hausse des prix du poisson (+20,5% depuis le début de l'année), du fromage (+28,4%), du bœuf (+10,5%), du porc (+26,7%), des pommes (+22,3%) ou encore du chou (+ 44%). L'inflation, accentuée par l'embargo sur les produits agroalimentaires décrété suite aux sanctions occidentales, devrait atteindre environ 11,5% en 2014 et «peut être un peu plus», selon les estimations du ministre des Finances Anton Silouanov. L'économie russe devrait, elle, entrer en récession en 2015, le PIB pouvant subir une contraction de 4% selon les dernières estimations de Moscou.

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