Vladimir Poutine conciliant envers l'Occident, et Trump

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    MOSCOU, 1er décembre (Reuters) - Vladimir Poutine s'est 
montré conciliant envers l'Occident, et en particulier les 
Etats-Unis, lors de son traditionnel message à la nation, jeudi, 
affirmant que la Russie recherchait des amis, pas des ennemis. 
    Le président russe a maintes fois par le passé utilisé cette 
allocution annuelle pour dénoncer les actions menées par les 
pays occidentaux dans le monde. 
    Pas cette fois, où la modération dans ses propos était de 
mise, notamment à l'adresse du président élu des Etats-Unis, 
Donald Trump. 
    "Nous ne voulons pas de confrontation avec quiconque", 
a-t-il dit dans ce discours prononcé au Kremlin devant un 
parterre de dignitaires. "Nous n'en avons pas besoin. Nous ne 
cherchons pas à nous faire des ennemis, nous ne l'avons jamais 
fait. Nous avons besoin d'amis". 
    S'adressant à l'équipe de Donald Trump, qui entrera à la 
Maison blanche le 20 janvier, le président russe a ajouté que 
Moscou était "prêt à coopérer avec la nouvelle administration 
américaine". 
    Mais toute coopération russo-américaine doit être 
"mutuellement bénéfique et équilibrée", a-t-il ajouté. 
    "Nous avons en commun la responsabilité d'assurer la 
sécurité dans le monde", a poursuivi Vladimir Poutine, avant 
d'émettre le voeu de s'entendre avec Washington dans la lutte 
contre le terrorisme. 
    Il s'agissait là sans doute d'une allusion à la situation en 
Syrie, où le régime de Damas, que la Russie soutient 
militairement, appelle "terroristes" les insurgés en lutte 
contre lui, notamment dans la grande ville du Nord, Alep. 
    En dépit de la relative modération de ses propos, par 
rapport aux années précédentes, le maître du Kremlin a insisté 
sans ambiguïté sur le fait que la Russie continuerait à défendre 
ardemment ses intérêts. 
    L'ingérence de Moscou dans les affaires d'autres pays relève 
du "mythe", a-t-il dit. "Nous continuerons à bâtir notre avenir 
sans l'avis de qui que ce soit". 
    Le président russe a consacré une large part de son discours 
à la situation intérieure. 
    Estimant que le pire de la crise économique était désormais 
passé, il a déclaré qu'il fallait maintenant se consacrer à 
élever le niveau de vie des Russes et améliorer l'éducation et 
la santé. Il a dit s'attendre à un recul de l'inflation en 2017. 
    La prochaine élection présidentielle est prévue en 2018. 
Vladimir Poutine n'a pas dit s'il briguerait un nouveau mandat 
mais sa candidature semble à l'heure actuelle ne faire aucun 
doute. 
 
 (Katia Goloubkova et Denis Pintchouk, Gilles Trequesser pour le 
service français) 
 
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