Vivendi projette de se scinder en deux sociétés distinctes

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UN PROJET DE SCISSION DE VIVENDI À L?ÉTUDE
UN PROJET DE SCISSION DE VIVENDI À L?ÉTUDE

PARIS (Reuters) - Vivendi a annoncé mercredi étudier une scission du groupe en deux sociétés distinctes afin de finaliser son recentrage sur le secteur des médias.

Le conglomérat français, qui est plongé dans une nouvelle crise en raison de divergences sur la gouvernance opérationnelle du groupe, explique que ce projet de scission s'articulera autour d'une première société regroupant les activités médias de Vivendi (Universal Music Group, Canal Plus ainsi que la filiale brésilienne GVT) et d'une seconde entreprise centrée sur les télécoms avec sa filiale SFR.

La décision définitive de scinder Vivendi en deux entités sera prise début 2014, précise le groupe français dans un communiqué, ajoutant que cette décision sera ensuite soumise à l'assemblée générale des actionnaires.

"Le projet de scission devrait créer une valeur importante pour les actionnaires en leur donnant l'opportunité d'être investis dans deux véhicules bien différenciés évalués selon les normes propres à leur métier", souligne Vivendi.

Pour préparer ce projet, le groupe français a également annoncé la nomination de Vincent Bolloré, premier actionnaire de Vivendi avec près de 5% du capital, au poste de vice-président du conseil de surveillance.

Ces douze derniers mois, les rumeurs et spéculations autour d'une scission de Vivendi étaient devenues récurrentes en raison des difficultés rencontrées par le groupe dans le secteur de télécoms depuis l'arrivée début 2012 de Free, l'opérateur mobile d'Iliad sur le marché français de la téléphonie mobile.

Amorçant sa mue vers les médias, le français a cédé fin juillet le contrôle de sa filiale d'édition de jeux vidéo Activision Blizzard et vendu à la même période ses 53% dans Maroc Telecom.

Il a en outre conclu un accord de partage de réseaux mobiles avec Bouygues Telecom.

Dans un entretien publié sur le site du quotidien Les Echos, Vincent Bolloré précise que GVT à vocation à rester dans le groupe et qu'il n'y a pas d'autres cessions en vue désormais.

A la Bourse de Paris, avant l'annonce du projet de scission, l'action Vivendi a clôturé sur un repli de 1,12% à 16,70 euros.

Benjamin Mallet et Matthieu Protard, édité par Jean-Michel Bélot

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