Vivendi n'est pas sous pression, dit son président du directoire

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VIVENDI N'EST PAS SOUS PRESSION, ASSURE SON PRÉSIDENT DU DIRECTOIRE
VIVENDI N'EST PAS SOUS PRESSION, ASSURE SON PRÉSIDENT DU DIRECTOIRE

PARIS (Reuters) - Vivendi pourrait attendre sa prochaine assemblée générale, fin avril, pour annoncer les premières conclusions concrètes de la revue stratégique, déclare son président du directoire dans un entretien aux Echos publié dimanche sur le site internet du quotidien.

Le conglomérat de médias et de télécommunications a engagé au printemps une revue de l'ensemble de ses activités destinée à réorienter sa stratégie et à redresser son cours de Bourse. Parmi les filiales susceptibles d'être cédées dont le nom est régulièrement cité figurent entre autres l'opérateur marocain Maroc Telecom, le brésilien GVT et le français SFR.

"Nous ne vivons pas sous la pression", a assuré le président du directoire, Jean-François Dubos, aux Echos. "Le groupe est solide et rentable." Il ajoute que "nous pourrions avoir des annonces à faire à la prochaine assemblée générale". Celle-ci est prévue le 30 avril prochain.

"Une chose est sûre, souligne Jean-François Dubos: l'intérêt pour les contenus et les médias au sein du Conseil de surveillance."

Présidé par Jean-René Fourtou, le conseil de surveillance a intégré il y a quelques jours l'homme d'affaires Vincent Bolloré, devenu récemment l'un des premiers actionnaires.

Interrogé par Les Echos sur l'éventualité d'une vente de certains actifs dans les télécoms, Jean-François Dubos assure que le groupe n'a pas encore reçu d'offres formelles.

LA MUTUALISATION, "DIRECTION INTÉRESSANTE"

Précisant que "la valorisation de SFR est proche de 20 milliards d'euros", il souligne l'intérêt du groupe pour la piste de la mutualisation des réseaux mobiles en France, une forme de coopération qui permettrait aux opérateurs de réduire leurs coûts et leurs investissements.

"Pour SFR, cela pourrait être une direction intéressante", dit Jean-François Dubos.

Sur ce point, comme l'ensemble du secteur, Vivendi attend les avis que doivent rendre le gouvernement et l'Autorité de la concurrence.

Comme France Télécom et Bouygues Telecom, SFR a été déstabilisé par l'arrivée sur le marché en janvier de Free Mobile, qui a contraint ses concurrents à revoir leurs offres commerciales.

"Le paysage des télécoms en France a complètement changé en un an du fait des décisions prises par le précédent gouvernement et par le régulateur", estime le président du directoire de Vivendi. "Les marges se réduisent, les taxes augmentent et les investissements vont évidemment en pâtir. Nous allons donc fatalement à terme vers une restructuration du secteur."

Concernant Maroc Télécom, il assure que "si nous recevions une offre intéressante (...), nous serions effectivement prêts à l'examiner attentivement".

Des sources proches du dossier ont déclaré il y a quelques jours à Reuters que le groupe sud-coréen KT envisageait une offre sur Maroc Telecom.

Marc Angrand

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