Vivendi Le démembrement n'est plus d'actualité

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(lerevenu.com) - A la question d'une journaliste demandant quel actif, en définitive, n'était pas à vendre dans le groupe, Jean-François Dubos, président du directoire, a répondu par une pirouette : «L'immeuble du siège [42 avenue du Friedland, Paris 8ème]... parce qu'il a déjà été vendu !» Philippe Capron, directeur financier de Vivendi a fait écho, lui, aux récents propos du président du conseil de surveillance, Jean-René Fourtou : «Rien n'est tabou, on prend le temps d'examiner toutes les hypothèses.»

Néanmoins, le scénario d'un démembrement complet du groupe, séparant les activités télécom (SFR, Maroc Télécom, GVT) de celles des média (Groupe Canal Plus, Universal Music, Activision) paraît désormais exclu : «Les actifs télécoms se retrouveraient avec trop de dette», ce qui pourrait affecter la notation BBB/Baa2 des obligations Vivendi. A fin 2012, la dette nette du groupe devrait tomber au-dessous des 14 milliards d'euros, selon les dirigeants. Le groupe tend à privilégier les financements de marché, puisque la dette obligataire représente désormais 65% du total, contre 59% en 2011.

La poursuite du désendettement pourrait, bien entendu, s'accélérer si l'un des joyaux du groupe, l'opérateur de télécom brésilien GVT, dont l'excédent brut d'exploitation (346 millions d'euros) a crû de 21,4% au premier semestre, était cédé. Au-delà des revirements stratégiques, ardemment souhaités par le nouvel actionnaire Vincent Bolloré, qui détient 2,4% du capital et passera à 4,1%, une fois ses chaînes de télévision, Direct 8 et Direct Star, complètement intégrées au groupe, la Bourse a apprécié les compte semestriels moins détériorés qu'elle l'imaginait.

Le chiffre d'affaires a baissé de 1,2% à 14,1 milliards d'euros, mais le résultat opérationnel ajusté n'a pas autant chuté qu'on pouvait le craindre, à 2,9 milliards d'euros (-12,7%). Certes, la moindre contribution de l'opérateur télécom SFR dont le même agrégat comptable a diminué de 5% (1 848 millions d'euros) a pesé. Mais les dirigeants expliquent surtout le recul du résultat du groupe par l'impact défavorable du traitement comptable, en normes IFRS, du lancement de jeux vidéo de la filiale Activision Blizzard.

En définitive, faute d'une claire perspective des changements stratégiques à venir, le marché a salué la prévision d'un résultat net 2012 ajusté - hors éléments exceptionnels - au-dessus de 2,5 milliards d'euros et surtout l'annonce d'un plan de réduction des coûts de 500 millions d'euros chez SFR d'ici à la fin 2014.

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