Vivendi: Invest Securities toujours neutre après beIN.

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(CercleFinance.com) - Le bureau d'études parisien Invest Securities revient ce matin sur le dossier Vivendi après que l'Autorité de la concurrence ait - sans surprise, selon les spécialistes - refusé l'accord de distribution que le groupe envisageait entre sa filiale Canal + et la chaîne payante sportive beIN Sports. A en croire les analystes, la situation de Canal + s'annonce compliquée : 'dans un environnement très concurrentiel, nous ne croyons pas à un redressement rapide de la chaîne à péage', sanctionnent-ils, en confirmant leur conseil neutre sur l'action Vivendi. L'objectif de cours reste fixé à 16,4 euros.

A la Bourse de Paris, l'action Vivendi se tasse de 0,5% à 16,2 euros dans un marché parisien en retrait de 1,2%. Mais elle avait cédé 2,3% la veille.

Hier en effet, Canal +, la filiale télévisuelle de Vivendi, a pris “acte de la décision de l'Autorité de la concurrence de ne pas autoriser la distribution exclusive des chaînes beIN Sports au sein des offres du groupe Canal. Le groupe devra donc travailler sur d'autres solutions pour faire cesser les pertes des chaînes françaises Canal +”, termine un communiqué laconique.

Pour Invest Securities, ce revers n'est pas une surprise. “Si l'accord avait été accepté, ses conditions auraient été très coercitives (impossibilité de lier les abonnements de beIN à ceux de Canal+, pas de maîtrise de la relation client) et n'auraient pas permis de rentabiliser le prix payé (environ 300 millions d'euros par an)”, indique la note de recherche.

De ce fait, la base de clientèle de Canal + risque de continuer à se détériorer : au 1er trimestre, la chaîne a encore perdu 183.000 abonnés (et 59 millions d'euros), soit 415.000 sur un an. Canal + pourrait subir un déficit de 400 millions d'euros cette année.

Invest Securities juge les abonnements de Canal + trop chers par rapport à la concurrence, qui va des chaînes TNT (gratuites) aux bouquets (payants) offerts par les opérateurs télécoms et aux offres à la demande comme Netflix.

Et maintenant ? Le bureau d'études ne croit pas que Vincent Bolloré mette sa menace à exécution et 'ferme' Canal + France. Selon eux, l'élément différenciant du bouquet est justement l'offre 'premium' de la chaîne.

'Cette décision va, par contre, probablement accélérer le programme de réduction de coûts en particulier dans le clair. Mais ceci ne résout que très partiellement la situation', ajoute Invest Securities.


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