Vivendi étudie les deux offres de rachat de sa filiale GVT

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VIVENDI SE PENCHE SUR LES DEUX OFFRES DE RACHAT DE SA FILIALE GVT
VIVENDI SE PENCHE SUR LES DEUX OFFRES DE RACHAT DE SA FILIALE GVT

PARIS (Reuters) - Le conseil de surveillance de Vivendi étudiera dans la journée les offres concurrentes présentées par Telecom Italia et Telefonica, pour le rachat de sa filiale brésilienne de téléphonie GVT.

L'offre de l'opérateur télécoms italien valorise GVT à sept milliards d'euros et celle, améliorée, de l'opérateur espagnol valorise cette filiale à 7,45 milliards d'euros.

Vivendi a ajouté que les deux offres financières étaient assorties de propositions de partenariat dans les contenus.

Le groupe français a précisé que l'offre de Telecom Italia expirait le 10 septembre et celle de Telefonica le 29 août.

"Le conseil de surveillance de Vivendi, qui se tient aujourd'hui, étudiera ces deux offres dans le meilleur intérêt des actionnaires de Vivendi et des salariés de GVT, et décidera de la suite à y donner", dit Vivendi dans un communiqué.

L'offre de Telecom Italia est à 24% en numéraire et à 76% en actions. Elle prévoit une fusion entre GVT et la filiale brésilienne de l'opérateur italien, Tim Participacoes, dont Vivendi se verrait octroyer 15% du capital.

Elle inclut également une prise de participation d'environ 20% de Vivendi dans Telecom Italia, via une augmentation de capital réservée, précise l'opérateur italien qui conservera le contrôle de la nouvelle entité avec environ 60% des actions.

Dans le même temps, l'espagnol Telefonica a relevé de 750 millions d'euros son offre pour GVT, à 7,45 milliards d'euros, surpassant ainsi celle de son concurrent italien.

Telefonica a fait savoir qu'il paierait 4,66 milliards en numéraire et qu'il offrait à Vivendi une participation de 12% dans la nouvelle entité brésilienne qui serait constituée via la fusion de GVT et de Telefonica Brasil.

Telefonica, indirectement le plus gros actionnaire de Telecom Italia, offre aussi à Vivendi une option d'achat d'une participation de 8,3% dans le capital de l'opérateur italien.

La perspective d'une cession par Vivendi de GVT a attisé la bataille entre opérateurs de téléphonie mobile au Brésil, l'opérateur historique brésilien Oi étant venu encore compliquer la donne en envisageant de reprendre la participation de Telecom Italia dans Tim Brasil.

Telecom Italia a indiqué mercredi soir qu'il était totalement étranger à l'annonce d'Oi, dont il a dit ne rien savoir, et a redit que TIM étiait pour lui un actif stratégique.

L'entrée dans le jeu du brésilien Oi, plombé par une dette de 46 milliards de reais (15,48 milliards d'euros environ) depuis sa fusion avec Portugal Telecom, laisse certains analystes sceptiques. Ils se demandent si le groupe a les moyens de faire seul une offre sur Tim Brasil.

Telefonica est propriétaire de Vivo, le numéro un de la téléphonie mobile au Brésil, alors que la filiale de Telecom Italia, est numéro deux.

Les deux groupes européens cherchent à se développer au Brésil afin de compenser le ralentissement de leur croissance sur des marchés européens arrivés à maturité.

(Avec Lisa Jucca à Milan et Tracy Rucinski à Madrid, Dominique Rodriguez et Juliette Rouillon pour le service français)

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