Vivendi discute d'un rapprochement avec beIN Sports-sources

le
0
 (Actualisé avec sources) 
    PARIS, 28 janvier (Reuters) - Vivendi  VIV.PA , maison mère 
du groupe de télévision Canal+, mène des discussions en vue d'un 
rapprochement avec le bouquet payant de chaînes sportives beIN 
Sports, a-t-on appris jeudi de plusieurs sources au fait du 
dossier, confirmant des informations de Libération. 
    Le groupe piloté par Vincent Bolloré est à la recherche de 
solutions pour redresser le numéro un français de la télévision 
payante, qui perd des abonnés en France face à une concurrence 
de plus en plus fournie. 
    Attaqué sur le segment du cinéma et des séries par de 
nouveaux acteurs mondiaux comme Netflix  NFLX.O , Canal+ doit 
également rivaliser sur le front du sport avec les Qataris de 
beIn Sports et plus récemment le groupe de médias et de télécoms 
Altice  ATCA.AS  qui a raflé les droits de la Premier League. 
    Selon l'une des sources, différentes pistes sont regardées, 
depuis un accord de distribution qui porterait sur tout ou 
partie de l'offre de beIN Sports jusqu'à un rachat partiel ou 
complet du bouquet. 
    Les discussions, qui ont commencé en décembre, se 
poursuivent et pourraient progresser rapidement, les 
protagonistes, qui se sont par le passé livré une rude bataille 
pour l'achat de droits sportifs, se connaissant bien. 
    L'une des sources précise toutefois que si les discussions 
ont repris récemment, des pourparlers avaient déjà eu lieu 
auparavant sans permettre de déboucher sur un accord. 
    "Cela aurait du sens mais c'est une opération compliquée", 
explique-t-elle. 
    Contactés par Reuters, Vivendi et beIN Sports n'ont fait 
aucun commentaire. 
    "D'ici à 2018, Canal+ a dorénavant peu d'opportunités pour 
renforcer son exposition au football et donc aux contenus 
premium. L'acquisition de bIS est donc stratégique", écrivait 
Natixis dans une note publiée après la perte par Canal+ des 
droits du championnat de football britannique. 
    L'opération aurait un coût élevé pour Vivendi, soulignait 
Natixis, qui évalue à 250 millions d'euros les pertes annuelles 
des chaînes qataries, commercialisées au prix peu élevé de 13 
euros par mois. 
    "Mais elle lui permettrait de réaffirmer son leadership dans 
le sport", ajoutait le broker. 
 
 (Gwénaëlle Barzic, avec Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par 
Dominique Rodriguez) 
 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant