Vivendi-Canal creuse ses pertes, Yannick Bolloré au conseil

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    * Ebita de E213 mlns au T1, supérieur au consensus 
    * Canal+ en France perd 183.000 abonnés et creuse sa perte 
    * Universal Music Group porté par le bond du streaming 
    * Yannick Bolloré, fils de Vincent Bolloré, coopté au 
conseil 
 
 (Actualisé avec conférence téléphonique) 
    par Gwénaëlle Barzic et Mathieu Rosemain 
    PARIS, 11 mai (Reuters) - Vincent Bolloré est en passe de 
renforcer son emprise sur Vivendi  VIV.PA  avec la cooptation de 
son fils Yannick Bolloré, PDG d'Havas  HAVA.PA , au conseil du 
groupe de médias et de divertissement dont il est le premier 
actionnaire. 
    Agé de 36 ans, Yannick Bolloré, qui a dirigé les activités 
médias du groupe Bolloré avant d'accéder à la tête d'Havas en 
2013, est l'un des quatre enfants du milliardaire breton, 
également premier actionnaire du sixième groupe publicitaire 
mondial. 
    "Cette cooptation renforce également la présence d'un 
actionnariat familial français de référence chez Vivendi donnant 
encore davantage de stabilité et de perspectives pour mener à 
bien une stratégie de long terme", écrit Vivendi dans un 
communiqué. 
    La désignation de Yannick Bolloré, qui remplacera Philippe 
Donnet après sa nomination à la tête de l'assureur italien 
Generali  GASI.MI , devra être ratifiée par la prochaine 
assemblée générale du groupe. 
    Le spécialiste des contenus et des divertissements a 
parallèlement fait état d'une aggravation des pertes des chaînes 
Canal+ en France à 59 millions d'euros, contre 50 millions au 
premier trimestre 2015, sous le coup de la perte de 183.000 
abonnements dans l'Hexagone. 
    Le groupe de télévision, également pénalisé par la baisse 
des revenus de StudioCanal, affiche cependant au global une 
amélioration de 3,3% de son opérationnel ajusté (Ebita), grâce 
au dynamisme de ses activités en Afrique où il a conquis 500.000 
abonnés supplémentaires en un an. 
     
    RÉSULTAT OPÉRATIONNEL SUPÉRIEUR AUX ATTENTES 
    La performance du premier trimestre ne doit pas être 
extrapolée sur le reste de l'année, a cependant prévenu le 
directeur financier Hervé Philippe lors d'une conférence 
téléphonique, soulignant qu'une série de coûts, pour un total 
estimé à 165 millions d'euros, devraient peser sur l'Ebita.  
    Tout dépendra du verdict que doit rendre l'Autorité de la 
concurrence d'ici la fin du mois sur le projet d'accord de 
distribution exclusive envisagé avec les chaînes de beIN Sports, 
qui permettrait à Canal+ de renforcer son offre sportive tout en 
pactisant avec un redoutable concurrent.    
    Universal Music Group, l'autre moteur du groupe, a quant à 
lui profité du bond des offres de streaming qui a permis de 
compenser la forte baisse des téléchargements légaux. 
    Sur les trois premiers mois de l'année, Vivendi a dégagé un 
chiffre d'affaires de 2,49 milliards d'euros, en repli de 1,4% à 
données comparables, tandis que son Ebita a progressé de 3,6% à 
213 millions. Son résultat net ajusté est ressorti à 99 
millions, en repli de 27,3% à données publiées. 
    Le marché tablait en moyenne sur un chiffre d'affaires de 
2,56 milliards d'euros, un Ebita de 186 millions et un résultat 
net ajusté de 113 millions, selon un consensus réalisé par 
Thomson Reuters. 
    "L'Ebita est largement meilleur qu'attendu. Même si c'est 
largement dû à un décalage des coûts chez Canal France, c'est 
rassurant", commente Exane BNP Paribas dans une note. 
    Avant la publication des résultats, le titre avait clôturé 
en baisse de 1,82% à 16,46 euros, donnant une capitalisation 
boursière de 22,5 milliards d'euros. Depuis le début de l'année, 
il accuse une baisse de 17%. 
     
    Le communiqué :  
    http://bit.ly/1Xln5vk 
    La présentation : 
    http://bit.ly/1ZFI4I3 
 
 (Edité par Benjamin Mallet) 
 

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  • phili646 il y a 7 mois

    Qui sème le vent récolte la tempête !!!