Vivendi bloque la conversion des titres Telecom Italia

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    * Le plan n'a pas recueilli la majorité des deux tiers du 
quorum 
    * Vivendi s'est abstenu de voter, veut encore en discuter 
    * L'AGE doit se prononcer sur la demande de sièges de 
Vivendi 
 
 (Actualisé avec précisions et contexte) 
    par Agnieszka Flak  et Stefano Rebaudo 
    ROZZANO (Italie), 15 décembre (Reuters) - Vivendi  VIV.PA , 
premier actionnaire de Telecom Italia  TLIT.MI  avec 20,5% du 
capital, a bloqué l'adoption du plan de conversion de ses titres 
d'épargne mardi, ouvrant la voie à une épreuve de forte avec le 
conseil d'administration et la direction de l'opérateur télécoms 
italien. 
    Des actionnaires représentant un total de 55,7% du capital 
de Telecom Italia étaient présents à l'assemblée générale 
extraordinaire (AGE) pour le vote de sa proposition de convertir 
ses six milliards de titres d'épargne en actions ordinaires. 
    Ce projet n'a obtenu que 62,5% des votes, un résultat 
inférieur à la majorité des deux tiers requise pour son 
adoption, à la suite de la décision de Vivendi de s'abstenir. 
    Le président du directoire de Vivendi Arnaud de Puyfontaine 
a déclaré à l'AGE que son groupe était favorable au plan de 
conversion mais qu'il souhaitait en discuter à nouveau, compte 
tenu de l'effet de dilution qu'il aurait sur sa participation. 
    Cette défaite sur le plan de conversion pourrait être 
considérée comme un vote de défiance vis-à-vis du conseil et de 
la direction actuels et posera inéluctablement la question de 
leur maintien bien que le mandat aille jusqu'en avril 2017, 
selon des sources proches du dossier. 
    Les actionnaires doivent également se prononcer sur la 
demande du groupe de médias français d'avoir quatre sièges au 
conseil d'administration, une proposition à laquelle s'opposent 
plusieurs fonds d'investissement qui représentent conjointement 
65% du capital de Telecom Italia. L'issue du vote sur cette 
proposition est incertaine, Vivendi n'ayant besoin que d'une 
majorité simple pour l'emporter. 
    Défendant cette revendication au sein d'une société dans 
laquelle Vivendi a investi plus de trois milliards d'euros, 
Arnaud de Puyfontaine a qualifié l'ex-monopole italien des 
télécommunications de "navire sans gouvernail" tant que le 
conseil ne reflètera pas le tour de table. 
    Le conseil de Telecom Italia avait donné son feu vert en 
novembre à une conversion qui permettrait de générer de la 
trésorerie et aboutirait potentiellement à diluer les 
participations de ses deux actionnaires français, Vivendi et 
Xavier Niel, le patron d'Iliad  ILD.PA  récent propriétaire  
d'options qui lui permettraient de prendre 15,1% du capital. 
 ID:nL8N130703  
    Sous la pression, le président de Telecom Italia Giuseppe 
Recchi a défendu à la fois le plan de conversion et la 
gouvernance de l'opérateur devant ses actionnaires mardi.    
    "En ce qui concerne l'efficacité et la qualité du travail de 
ce conseil d'administration, j'aimerais simplement souligner que 
depuis qu'il est entré en fonction, l'action du groupe a 
progressé de 40%", a-t-il dit.  
    Toutefois, une bonne part de cette hausse est due aux 
spéculations autour des prises de participation de Vivendi et de 
Xavier Niel, dans un contexte de consolidation d'un secteur des 
télécoms en quête d'économies d'échelle face à une demande 
croissante de services fixes et mobiles convergents et rapides. 
 
 (Véronique Tison et Juliette Rouillon pour le service français, 
édité par Wilfrid Exbrayat) 
 

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