Vive le footballeur made in France

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Vive le footballeur made in France
Vive le footballeur made in France

Le week-end passé à Ajaccio, l'AS Saint-Etienne s'est avancée avec un onze de départ composé exclusivement de joueurs formés en France. Une marque de confiance à l'égard du modèle de formation français que l'on annonce pourtant régulièrement comme moins avant-gardiste que ses voisins espagnols ou allemands.

Samedi 2 avril, Saint-Etienne s'impose à Ajaccio 2-0 et maintient ses espoirs d'accrocher une place en Ligue des champions, dans le sillage de Monaco et Lyon. Pour les Verts, rien de bien surprenant, si ce n'est que Christophe Galtier aligne en Corse un onze 100% formé en France. Sur son banc, seuls les deux Norvégiens, Selnaes et Söderlund, viennent apporter un soupçon d'exotisme. Si le phénomène des équipes massivement formées aux pays n'est pas rare en Ligue 1 pour d'évidentes raisons économiques, qu'un candidat à l'Europe se livre à cette philosophie reste unique. Mais traduit à sa manière la qualité de la formation française et la pertinence de s'appuyer dessus pour les clubs de Ligue 1. " En Suisse, déjà, on n'a pas le même bassin de population que vous " estime Fabio Celestini, pour qui la France dispose de pléthore d'options à travers la variété des joueurs disponibles sur son territoire. " Quand on regarde l'Île-de-France, il n'y a qu'au Brésil où on peut trouver une telle densité de talent " surenchérit Luc Rabat, ancien vice-DTN français, aujourd'hui à la retraite. Mais pour Guy Lacombe, actuellement entraîneur et responsable de la formation des cadres à la Direction technique nationale, " on n'a pas attendu de voir Saint-Etienne aligner 11 joueurs formés en France pour savoir que notre formation est bonne, mais c'est sur que cela fait plaisir, c'est une récompense du travail dans nos centres. " Et cela même si tous ces joueurs ne jouent pas en équipe de France comme un Benoît Assou-Ekotto, international camerounais.

Lyon, l'Ajax français


" Il y a une certaine logique à s'appuyer sur les joueurs formés en France car on est reconnu à l'échelle mondiale. Les chiffres le prouvent : on est le 2e pays formateur en termes d'exportation de joueurs. En Ligue des Champions, je crois que seul le Brésil a plus de joueurs que nous " surenchérit Lacombe. Si le joueur français s'exporte bien, c'est parce qu'il est fiable, efficace et que " contrairement à ce que certains peuvent dire, nos centres incultent une culture de la rigueur et de l'exigeance " analyse Daniel Jeandupeux, désormais en retrait du monde du football mais toujours ouvert à une discussion sur le ballon. Récemment parti de son poste à la tête de l'Algérie, Christian Gourcuff ne voit néanmoins pas dans la stratégie stéphanoise une…


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