Vive charge d'Almunia contre Montebourg sur la concurrence

le
7
LE COMMISSAIRE EUROPÉEN À LA CONCURRENCE JOAQUIN ALMUNIA RÉPOND AUX ATTAQUES D'ARNAUD MONTEBOURG
LE COMMISSAIRE EUROPÉEN À LA CONCURRENCE JOAQUIN ALMUNIA RÉPOND AUX ATTAQUES D'ARNAUD MONTEBOURG

PARIS (Reuters) - Arnaud Montebourg est "isolé" au sein du gouvernement français lorsqu'il accuse la Commission européenne de mener une politique de concurrence "intégriste" qui affaiblirait l'UE face aux Etats-Unis et à la Chine, dit le commissaire chargé du dossier.

Le ministre du Redressement productif multiplie les attaques contre Joaquin Almunia, qui interdirait systématiquement les aides d'Etat en faveur des entreprises européennes au nom de la concurrence alors que Washington et Pékin utilisent largement cette arme pour gagner des parts de marché.

Arnaud Montebourg estime également que l'Etat se comporte comme un "investisseur avisé" en volant au secours d'entreprises en difficulté, ce que conteste la Commission dans certains cas.

"Arnaud Montebourg est isolé", estime Joaquin Almunia dans un entretien paru dans Le Monde daté de mercredi. "Lorsque je parle à d'autres interlocuteurs français, y compris au sein du gouvernement français, je n'entends pas le même discours, ni sur la forme, ni sur le fond."

"Je reste serein face à ce type de déclarations exagérées, cette accumulation d'épithètes qui ne tiennent pas compte des faits", ajoute le commissaire européen à la Concurrence.

Ce socialiste espagnol maintient qu'il lui appartient d'éviter les distorsions mais affirme qu'il a autorisé 95% des mesures d'aide notifiées, comme celles en faveur de la recherche et de l'innovation soumises par les autorités françaises.

Quand Arnaud Montebourg fustige le seuil de 200.000 euros au-dessus duquel les aides doivent être notifiées à la Commission, Joaquin Almunia lui réplique qu'il ne "connaît pas" les règles puisque sa formulation est selon lui fausse.

Sous ce seuil, il n'y a pas d'aide d'Etat et, au-delà, il n'y a pas d'obligation automatique de notifier à la Commission, explique-t-il dans Le Monde.

"Arnaud Montebourg n'est pas conscient de tout ce qui se passe dans son ministère", estime Joaquin Almunia. "Il a une position très personnelle que je ne partage pas: il est contre la mondialisation, il veut la défaire."

"JE N'AIME PAS DU TOUT ÇA"

"C'est un partisan du nationalisme économique. Je n'aime pas du tout ça", ajoute-t-il en faisant référence aux célébrations pour le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale.

Il estime que l'Europe tire parti de la mondialisation et que si la France a des problèmes de compétitivité, "il faut s'attaquer aux vrais problèmes, pas s'en prendre à des fantasmes".

Sur les dossiers dont il a la charge, Joaquin Almunia n'entend pas se laisser impressionner par les pressions.

Ainsi des aides accordées par l'Etat à la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), illégales selon lui, qui doivent être remboursées même si cela menace la survie de la compagnie.

S'il se dit prêt à autoriser une grande fusion dans le domaine des télécommunications, par exemple entre Orange et Deutsche Telekom, il dit devoir tenir compte de l'impact éventuel sur les consommateurs sur un marché national.

Enfin, il défend sa décision de chercher à tout prix un arrangement avec Google pour corriger un risque d'abus de position dominante, mais n'exclut pas d'infliger une amende au moteur de recherche américain s'il ne respecte pas ses engagements.

Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • FC92 le mardi 11 fév 2014 à 18:24

    Totalement raison, l'économie administrée et subventionnée ça n'a jamais marché, il est temps que l'on s'en rende compte.

  • gmich10 le mardi 11 fév 2014 à 18:09

    Montebourg,un seul mot le concernant "Il faut être avare de son mépris compte tenu du grand nombre de nécessiteux".

  • M9244933 le mardi 11 fév 2014 à 17:42

    Montebourg trouve que l'Etat est un "investisseur avisé" lorsqu'il met de l'argent public dans des entreprises en difficulté. Je croyais que c'est plutôt en mettant de l'argent dans des entreprises qui se développent... J'apprends tous les jours avec Arnaud.

  • lorant21 le mardi 11 fév 2014 à 17:37

    A.Montebourg n'a pas toujours tort. Quand il dit qu'il veut baisser la valeur de l'euro, il a tort. Il n'y peut rien sauf à faire marcher la planche à billet. Mais il est vrai que l'euro est 10% trop fort. Là, sur la concurrence, il a souvent raison: la commission veut de la concurrence partout. A l'arrivée, on pour le téléphone 3*27 compagnies de téléphone mobiles en Europe alors qu'il y en a 3 aux US..

  • NACHTER le mardi 11 fév 2014 à 17:13

    MONTEBOURG N Y CONNAIT RIEN EN ECONOMIE ET SON INCAPACITE TOUTE FRANCAISE LUI FAIT PEUR IL EST LA RISEE DE INTELLIGENCIA POLIIQUE MONDIALE VENANT DE LA PETITE ECO??LE POLI ??????

  • NACHTER le mardi 11 fév 2014 à 17:10

    MONTEBOURG NE CONNAIT RIEN A

  • NACHTER le mardi 11 fév 2014 à 17:07

    MONTEBOURG EST UN PETIRILLETRE FRANCHOULLARD QUI A SA PLACE DANS CE GOUVERNEMENT FANTOCHE IL EST PRODUIT DES PETITES ECOLES FRANCAISES UN MINABME INCULTE