Vivarte-Le PDG Marc Lelandais remercié par les fonds

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PARIS, 30 octobre (Reuters) - Le groupe Vivarte a annoncé jeudi le départ de son PDG Marc Lelandais et son remplacement par son directeur général délégué Richard Simonin, confirmant une information de Reuters. ID:nL6N0SC4L4 Le géant français de l'habillement, qui détient Naf Naf, Kookaï, André, Minelli, Chevignon ou La Halle aux vêtements, vient de changer de propriétaire à l'issue d'un accord de restructuration s'étant soldé par un effacement de dette de 2,0 milliards d'euros et une conversion de dette en capital. ID:nL6N0Q65FO Avec cet accord, plus d'une centaine de fonds sont devenus propriétaires du groupe, Oaktree, Alcentra, GoldenTree et Babson comptant parmi les principaux nouveaux actionnaires du groupe. Vivarte bénéficie aussi d'un nouveau financement de 500 millions d'euros de la part de ses fonds. Fragilisé par la forte dégradation des résultats du groupe, Marc Lelandais n'a pas pu défendre son bilan. Il était arrivé en 2012 à la tête de Vivarte après avoir dirigé Lancel, marque du groupe suisse Richemont CFR.VX que ce dernier tente aujourd'hui de remettre à flot. Chez Vivarte, sa coûteuse stratégie de relance n'a pas enrayé la baisse des ventes et s'est soldée par une forte dégradation des résultats. ID:nL6N0RO1SJ Face à la dégradation de la conjoncture et la concurrence accrue des géants de la mode à bas prix comme Kiabi (famille Mulliez) ou des acteurs internet, la parade n'a pas été trouvée. Richard Simonin, nommé à la fin septembre avec le soutien des fonds, était depuis deux ans président de la chaîne italienne de parfumerie sélective Limoni, après être passé chez la Redoute, Kenzo et Givenchy (groupe LVMH LVMH.PA ). Un nouveau conseil d'administration a été constitué, avec quatre représentants des fonds de référence, qui se sont dit "déterminés à ce que Vivarte retrouve la force de sa franchise commerciale et améliore ses opérations". "Tout en s'appuyant sur ses solides fondamentaux pour s'adapter aux évolutions du secteur du commerce, la priorité sera donnée à la profitabilité des opérations", indique Vivarte dans un communiqué. Les syndicats affichent quant à eux leur inquiétude pour l'avenir du groupe qui emploie près de 20.000 personnes en France et dont ils craignent un démantèlement progressif. La dette de Vivarte avait été contractée par le fonds Charterhouse pour le rachat de l'entreprise en 2007, avant l'éclatement de la crise financière, l'entreprise comptant parmi les plus gros LBO (rachat avec effet de levier) européens. (Pascale Denis, édité par Dominique Rodriguez)


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