Vivarte dément la cession de son enseigne de chaussures André

le , mis à jour à 13:59
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 (Actualisé avec démenti de Vivarte) 
    PARIS, 4 janvier (Reuters) - Vivarte a démenti mercredi la 
cession d'André, après qu'Europe 1 eut rapporté que le groupe de 
distribution en difficulté avait l'intention de se séparer de 
son enseigne de chaussures. 
    "André n'est pas à vendre, aucun mandat n'a été donné", a 
déclaré une porte-parole de Vivarte, sans plus de commentaire. 
    L'enseigne emploie 750 personnes et accuse, selon des 
sources syndicales, une perte de l'ordre de 10 millions d'euros 
par an. 
    A l'approche de la présentation d'un énième plan stratégique 
par le tout nouveau dirigeant du groupe, attendu à la 
mi-janvier, les syndicats redoutent de nouvelles suppressions 
massives d'emplois. 
    Ils doivent être reçus jeudi après-midi au ministère de 
l'Economie et des Finances, qui dit "suivre de près" le dossier. 
    Premier groupe d'habillement français, Vivarte, plombé par 
sa dette, connaît des difficultés structurelles depuis 2014, 
enchaînant cessions d'actifs, réductions d'effectifs et 
changements de dirigeants. 
    Mis à mal par une stratégie de montée en gamme inadaptée, la 
société souffre également de la concurrence de grandes chaînes 
comme H&M  HMb.ST , Kiabi (famille Mulliez) ou Primark, dans un 
marché de l'habillement très difficile. 
    En octobre, son président Stéphane Maquaire, ancien de 
Monoprix, a été démis de ses fonctions par les fonds 
actionnaires, six mois seulement après son arrivée.   
    Il a été remplacé par Patrick Puy, connu pour avoir rempli, 
à la tête d'entreprises en difficulté, de nombreux mandats pour 
des fonds.  
    Selon des sources proches du dossier, les fonds Oaktree, 
Alcentra, Babson et GLG Partners, grands actionnaires de 
Vivarte, souhaitent des solutions leur permettant de pouvoir 
récupérer plus rapidement leur mise. 
    Le chiffre d'affaires du groupe a reculé à 2,2 milliards 
d'euros à l'issue de son exercice 2015-2016 clos en août, contre 
2,4 milliards en 2014-2015. Son excédent brut d'exploitation 
(Ebit) a lui aussi baissé par rapport aux 75 millions d'euros de 
l'exercice précédent, tandis que sa dette a presque doublé en 
deux ans, avoisinant 1,5 milliard d'euros contre 800 millions à 
l'été 2014. 
    Le groupe a été placé sous mandat ad hoc en juillet pour 
renégocier une nouvelle fois sa dette, deux ans seulement après 
un abandon massif de 2,0 milliards d'euros de créances qui avait 
fait de ses fonds créanciers ses nouveaux propriétaires.    
 
 (Gwénaëlle Barzic et Pascale Denis, avec Yann Le Guernigou, 
édité par Dominique Rodriguez) 
 
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