Visitez deux propriétés à plus de 50 millions d'euros

le
0
VIDÉO - Les prix s'envolent dans deux restaurations Belle Epoque conçues pour la nouvelle clientèle internationale.

Survoler le lac Léman dans un des rares DC3, ces Dakotas, bimoteurs de légende de la dernière guerre mondiale, encore en état de voler. Embrasser du regard d'un côté les Alpes françaises enneigées et de l'autre Montreux et les vignobles du Lavaux. C'est ce qu'ont fait des invités triés sur le volet avant l'été pour découvrir, vu du ciel, un programme immobilier de luxe posé au-dessus de Vevey sur le Mont Pèlerin.

Pour séduire des acheteurs potentiels qui ont déjà tout, Swiss Development Group, promoteur du projet, s'est mis en quatre. «Nous voulions faire le lien avec la Belle Epoque» explique Edgar Van Schaik, le directeur de Rockefeller Estate, à l'initiative de la manifestation. La société commercialise les projets du promoteur Swiss Development Group racheté au printemps par l'entrepreneur suisse Philippe Glatz. Après avoir vendu les trois quarts des appartements de ce grand hôtel Belle Epoque entièrement restauré (livraison prévue à la fin de l'année et prix moyen 6 millions de francs suisses, soit 4,8 millions d'euros), il a gardé le meilleur pour la fin, un penthouse de 1750 m², «le plus grand de Suisse»pour lequel il sillonne aujourd'hui le monde. Prix espéré: 85 millions de francs suisses (69 millions d'euros). De quoi cumuler les fuseaux horaires avec le sourire!

A plusieurs centaines de kilomètres de là, offrant cette fois des vues splendides sur la baie de Cannes et les îles de Lérins, un autre bâtiment Belle Epoque est lui aussi en pleine restauration (lire ci-contre).

Des vues magiques depuis les penthouses

Le château Soligny, qui a appartenu à Aristide Boucicaut, le fondateur du Bon Marché, a été racheté par un promoteur local. Deux cents personnes ont parfois été présentes sur le chantier. Les ouvriers s'attellent encore à changer les vitraux de la verrière qui servait autrefois de salle de bal... Pour redonner son lustre à l'édifice néogothique et le mettre au goût du jour en créant des terrasses et un niveau de plain-pied, il a investi plus d'une dizaine de millions d'euros. «Le prix est de 55 millions d'euros» indique Sylvain Boichut, le directeur commercial du réseau d'agences immobilières John Taylor.

Sur la même parcelle a aussi été conçu un petit immeuble très design de neuf appartements (livraison prévue en juin 2014). Avec un penthouse de 400 mètres carrés, assorti d'une piscine sur le toit et de 300 mètres carrés de terrasse, que les promoteurs ont prévu de commercialiser près de 15 millions d'euros. Produits de luxe, ces programmes seront aussi pour leurs acquéreurs des signes extérieurs de richesse. Ils devraient séduire en priorité une clientèle internationale à la recherche de pied-à-terre hors normes et qui ne compte plus vraiment.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant