Visite en Afghanistan du chef du Pentagone Ash Carter

le
0
 (Actualisé avec précisions sur sa visite et contexte, § 3-7-8) 
    BASE AERIENNE DE BAGRAM, Afghanistan, 18 décembre (Reuters) 
- L e secrétaire américain à la Défense Ashton Carter est arrivé 
vendredi en Afghanistan, où les forces de sécurité locales ont 
essuyé récemment de sérieux revers face à une recrudescence des 
attaques des taliban. 
    Le chef du Pentagone, qui était mercredi à Bagdad, doit 
rencontrer des militaires américains ainsi que des responsables 
afghans.  
    Il ira à la rencontre des 600 militaires américains basés 
près de la ville de Jalalabad, dans la province de Nangarhar 
(est), d'où sont coordonnées des missions de formation et des 
opérations de logistique et de lutte antiterroriste pour l'est 
du pays. 
    Dans un rapport diffusé la semaine dernière, le Pentagone a 
brossé un tableau sombre de la sécurité en Afghanistan, relevant 
que de janvier à mi-novembre, les attaques à Kaboul avaient 
grimpé de 27% par rapport à la même période de 2014.  
    Les forces de sécurité afghanes ont également enregistré 27% 
de victimes en plus pendant la période.  
    Elles ont brièvement perdu fin septembre le contrôle de la 
ville de Kunduz dans le nord du pays et dû faire face la semaine 
dernière à une attaque contre l'aéroport de Kandahar qui a coûté 
la vie à une cinquantaine de civils.  
    Le déplacement de Carter dans l'Est illustre aussi un autre 
sujet d'inquiétude pour le pouvoir afghan et ses alliés 
occidentaux: l'émergence d'un groupe se réclamant de 
l'organisation djihadiste Etat islamique (EI) qui a mené 
plusieurs opérations contre les forces de sécurité afghanes dans 
le Nangarhar. 
    "C'est une dynamique nouvelle dans l'insurrection", a 
confirmé vendredi un haut responsable de la défense américaine. 
"Il est très important de garder le dessus et de surveiller et 
d'empêcher tout type de menace qui pourrait effectivement 
émerger de ce qui n'est encore qu'un élément relativement 
embryonnaire de l'insurrection globale", a-t-il ajouté. 
    Barack Obama a annoncé à la mi-octobre qu'il allait ralentir 
le retrait des troupes américaines déployées en Afghanistan et 
maintenir les effectifs à leur niveau actuel, soit 9.800 hommes, 
pendant la majeure partie de l'année à venir.  
    Qualifiant cette décision "d'ajustement modeste mais 
significatif" du retrait américain, le président américain a 
expliqué ce maintien par le fait que les troupes afghanes ne 
sont pas aussi aguerries qu'elles devraient l'être.   
 
 (Yeganeh Torbati; Jean-Stéphane Brosse et Henri-Pierre André 
pour le service français) 
 ((paris.newsroom@reuters.com; Service Informations générales: 
01 49 49 53 34; Reuters Messaging: 
jean-stephane.brosse.reuters.com@reuters.net;)(@ReutersParisPix) 
)
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant