Visite du Medef en Iran : «La France a tout à gagner»

le
0
Visite du Medef en Iran : «La France a tout à gagner»
Visite du Medef en Iran : «La France a tout à gagner»

Une centaine de chefs d'entreprises emmenés par le Medef ont décollé dimanche soir pour une visite de trois jours à Téhéran. La levée partielle des sanctions contre l'Iran après l'accord sur le nucléaire du 24 novembre ouvre une nouvelle ère dans les relations entre les grandes puissances occidentales et le champion du Moyen-Orient. Quels sont les défis qui attendent la France dans la reconquête du marché iranien ? Explications de Thierry Coville, chercheur à l'IRIS, spécialiste de l'Iran et professeur à Novancia.

>>>D'AVANTAGE D'INFORMATIONS DANS NOTRE EDITION DU MERCREDI 5 FEVRIER : les dessous de la rencontre ; gros plan sur les entreprises françaises qui n'ont jamais quitté l'Iran ; etc.

Ce voyage de patrons français en Iran est entouré d'un parfum de mystère. Pourquoi ?

THIERRY COVILLE. Il n'y a pour l'instant qu'un accord intérimaire sur le nucléaire : les sanctions contre l'Iran ne sont pas levées de manière définitive. Cette visite intervient également dans un contexte diplomatique assez tendu entre l'Iran et la France, qui a fait montre de prudence lors des négociations. De la part du gouvernement français, il y a une volonté de ne pas trop communiquer. On ne souhaite pas laisser à penser que tous les problèmes ont été résolus et que le dossier nucléaire est refermé.

Avec la levée des sanctions dans le secteur, les constructeurs automobiles français seront-ils les principaux bénéficiaires de ce voyage ?

C'est dans ce secteur-là, en effet, que la France avait perdu le plus de parts de marché. Renault et Peugeot étaient très présents en Iran avant les sanctions. Tous secteurs confondus, l'Iran était notre principal partenaire au Moyen-Orient dans les années 2000. Il y a donc des affaires à faire aujourd'hui, dans le secteur énergétique, dans les grandes infrastructures (eau, électricité, bâtiment), dans le transport aérien... Beaucoup d'entreprises françaises peuvent être ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant