Vis ma vie d'acteur, avec Frank Lebœuf.

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Vis ma vie d'acteur, avec Frank Lebœuf.
Vis ma vie d'acteur, avec Frank Lebœuf.

Publicité, télé-réalité, cinéma : c'est un fait, comme tout bon footballeur, Frank Lebœuf aime jouer la comédie. Et en ce moment, c'est au théâtre qu'il fait admirer sa relance.
Il ne bronche pas alors que son visage se perd dans un nuage de poudre à maquiller. Frank Lebœuf est déjà dans son match. Dans quelques minutes, il va monter sur les planches du théâtre Caumartin (Paris IXe). Une enceinte de 380 sièges en peau de taupe, un brin usés, et sans loge VIP. On est loin du faste de Stamford Bridge. Mais la pression, elle, est toujours là : « T'as beau avoir l'expérience du football et des tunnels d'avant-match, là c'est totalement différent. À l'époque, il ne fallait pas oublier ses crampons et sa serviette sinon t'étais dans la merde. Là, si j'oublie de préparer mes trucs avant le début, je fais planter la pièce. Allez, bon spectacle. » À l'affiche de Ma belle-mère, mon ex et moi, depuis le 24 septembre et jusqu'à la fin de l'année, l'ancien joueur de Chelsea campe le personnage de Julien, une star de la télévision prise au piège par son ancienne belle-mère, fauchée, qui veut absolument qu'il se rabiboche avec sa fille afin de mettre la main sur son compte en banque. Une pièce qu'il a déjà jouée près de soixante-dix fois en province, dans laquelle il est entouré par Nicolas Vitiello, un ex-membre des What For – mais si, Popstars, saison 2 –, et une actrice de Sous le Soleil, Christine Lemler. Mais le public ne s'y trompe pas, il est venu voir Frank Lebœuf : les « Silence, c'est Frank » se propagent dans la salle dès que l'ancien footballeur fait son entrée, en jogging, sur la scène.
Nu sous un tablier
Après une heure et demie d'une prestation sans faute, Lebœuf et la troupe reçoivent une standing ovation. Chose rare pour un défenseur central : « Si tu te loupes, ça reste moins grave que sur une pelouse. Au théâtre, on ne te jette plus de tomates. Au pire, il y a un gros silence, mais on ne te siffle pas et on ne t'insulte pas. Il y a quand même une similitude entre les deux publics : tu te dois d'exhausser leurs vœux. Il y a toujours cette incertitude avant le début d'un match ou de la pièce qui crée une forme de stress. » Un stress avec lequel il apprend à composer depuis 2010, et sa première montée sur scène dans une pièce d'Alain Reynaud-Furton, L'Intrus : « Au tout début de la pièce, je devais rester immobile à tenir un flingue. Le problème, c'est que je tremblais de tout mon corps. » Cent cinquante représentations au théâtre plus tard, le champion du monde 1998,...

Il ne bronche pas alors que son visage se perd dans un nuage de poudre à maquiller. Frank Lebœuf est déjà dans son match. Dans quelques minutes, il va monter sur les planches du théâtre Caumartin (Paris IXe). Une enceinte de 380 sièges en peau de taupe, un brin usés, et sans loge VIP. On est loin du faste de Stamford Bridge. Mais la pression, elle, est toujours là : « T'as beau avoir l'expérience du football et des tunnels d'avant-match, là c'est totalement différent. À l'époque, il ne fallait pas oublier ses crampons et sa serviette sinon t'étais dans la merde. Là, si j'oublie de préparer mes trucs avant le début, je fais planter la pièce. Allez, bon spectacle. » À l'affiche de Ma belle-mère, mon ex et moi, depuis le 24 septembre et jusqu'à la fin de l'année, l'ancien joueur de Chelsea campe le personnage de Julien, une star de la télévision prise au piège par son ancienne belle-mère, fauchée, qui veut absolument qu'il se rabiboche avec sa fille afin de mettre la main sur son compte en banque. Une pièce qu'il a déjà jouée près de soixante-dix fois en province, dans laquelle il est entouré par Nicolas Vitiello, un ex-membre des What For – mais si, Popstars, saison 2 –, et une actrice de Sous le Soleil, Christine Lemler. Mais le public ne s'y trompe pas, il est venu voir Frank Lebœuf : les « Silence, c'est Frank » se propagent dans la salle dès que l'ancien footballeur fait son entrée, en jogging, sur la scène.
Nu sous un tablier
Après une heure et demie d'une prestation sans faute, Lebœuf et la troupe reçoivent une standing ovation. Chose rare pour un défenseur central : « Si tu te loupes, ça reste moins grave que sur une pelouse. Au théâtre, on ne te jette plus de tomates. Au pire, il y a un gros silence, mais on ne te siffle pas et on ne t'insulte pas. Il y a quand même une similitude entre les deux publics : tu te dois d'exhausser leurs vœux. Il y a toujours cette incertitude avant le début d'un match ou de la pièce qui crée une forme de stress. » Un stress avec lequel il apprend à composer depuis 2010, et sa première montée sur scène dans une pièce d'Alain Reynaud-Furton, L'Intrus : « Au tout début de la pièce, je devais rester immobile à tenir un flingue. Le problème, c'est que je tremblais de tout mon corps. » Cent cinquante représentations au théâtre plus tard, le champion du monde 1998,...

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