Virus Ebola : des cobayes courageux testent un vaccin en Suisse

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Virus Ebola : des cobayes courageux testent un vaccin en Suisse
Virus Ebola : des cobayes courageux testent un vaccin en Suisse

Mariebelle, John, Marc, Stève, Deborah... Leurs noms ne figureront jamais sur un monument aux combattants d'Ebola. Ils resteront anonymes. Comme ces prélèvements auxquels ils se soumettent régulièrement et dont les tubes partent pour analyse au labo, estampillés d'un simple code-barres les reliant à un dossier médical. Si demain un vaccin doit permettre d'endiguer le virus qui sévit en Afrique de l'Ouest pourtant, ils pourraient aussi prétendre à cette consécration de héros de l'année, décernée il y a peu par le « Time Magazine » (Etats-Unis) aux soignants qui se relaient au chevet des victimes d'Ebola.

Elan de solidarité inédit

Il y a un an que le premier cas était déclaré dans un village reculé de Guinée. Depuis, dans ce pays et ses voisins, Sierra Leone et Liberia, le virus a touché 19 340 personnes (déclarées), en a tué 7 518 au moins, et au-delà menace gravement l'économie vacillante de la région. Alors, à des milliers de kilomètres, de simples citoyens suisses, dans un élan de solidarité massif et inédit, ont répondu à l'appel d'équipes médicales, acceptant de tester pendant plusieurs mois l'un des vaccins actuellement à l'étude. Manière de braver la peur mondiale face à Ebola, d'apporter depuis leur hémisphère Nord protégé un peu d'aide aux malades de l'hémisphère Sud...

Moyennant un défraiement délibérément modeste fixé à 800 FS (660 ¤), bravant la crainte d'effets secondaires inattendus, 120 de ces volontaires recrutés pour une partie de l'étude, menée à la polyclinique universitaire du centre hospitalier, le CHUV, de Lausanne, donnent de leur temps et mettent leur corps à disposition. Objectif : mesurer d'abord que ce produit expérimental ne fait pas de mal, veiller à l'absence d'effets secondaires, par définition inconnus. Voire graves. Leur apparition a d'ailleurs fait suspendre les tests en cours sur un autre vaccin à Genève. Ensuite, il faut mesurer l'efficacité du ...

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