Viols d'enfants : la Centrafrique va poursuivre des militaires français

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Viols d'enfants : la Centrafrique va poursuivre des militaires français
Viols d'enfants : la Centrafrique va poursuivre des militaires français

La Centrafrique va engager des «poursuites» contre des militaires français soupçonnés de viol d'enfants à Bangui, a déclaré le ministre de la Justice Aristide Sokambi. Il s'agit là de la première réaction officielle du gouvernement centrafricain à ce sujet. Le ministre a regretté que son pays n'ait pas été alerté par la France. Les Nations unies n'ont pas davantage prévenu Bangui.

«J'insiste sur le fait qu'il ne faut pas d'amalgame, ce n'est pas Sangaris, ce n'est pas la France. C'est des individus, c'est des militaires et c'est contre ceux-là que nous nous insurgeons», a affirmé le ministre à propos des accusations de viols sur mineurs commis entre décembre 2013 et juin 2014 dans un camp de déplacés, situé près de l'aéroport M'Poko et du camp de l'opération militaire française Sangaris.

Le ministre de la Justice : «Nous devons ensemble faire les investigations»

«Nous déplorions le fait de ne pas avoir été associé à ces investigations alors que nous avons des accords de coopération avec la France. Donc, j'ai instruit le procureur de la République pour ouvrir une enquête, puis essayer de prendre les éléments qui sont déjà à la disposition de la partie française». «Nous devons ensemble faire les investigations», a-t-il dit, avant de conclure : «Mais je pense que le plus important» est  «que la vérité soit faite sur cette affaire».

Selon une source judiciaire française, 14 soldats français sont mis en cause dans cette affaire potentiellement désastreuse pour l'image de la France et de son armée en Afrique, dont certains, «très peu» selon cette source, ont été identifiés par l'enquête, ouverte en France fin juillet 2014 et toujours en cours.

Le procureur de Bangui : «Une enquête interne a été menée à notre insu»

Le 30 avril, le procureur de la République centrafricain Ghislain Grésenguet avait annoncé avoir ouvert une enquête dans son pays : «Nous allons prendre contact ...

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