Viols d'enfants en Centrafrique : quatorze militaires français mis en cause

le
0
Viols d'enfants en Centrafrique : quatorze militaires français mis en cause
Viols d'enfants en Centrafrique : quatorze militaires français mis en cause

L'affaire tombe mal pour la Grande Muette. Quatorze militaires français sont mis en cause dans l'enquête conduite par le parquet de Paris sur des accusations d'abus sexuels commis sur des enfants par des soldats envoyés en Centrafrique en 2013, indique ce jeudi une source judiciaire à l'AFP. Selon les informations recueillies par «le Parisien», treize soldats sont visés par la procédure judiciaire, sans que tous soient suspectés d'être les auteurs des viols.Les chiffres restent imprécis puisque six militaires non-européens sont également accusés d'avoir participé à ces viols. Parmi les soldats français, «très peu» ont été identifiés, indique cette source judiciaire à l'AFP, sans en dévoiler le chiffre précis. 

Le scandale a été révélé mercredi par le quotidien britannique «The Guardian», sur la base d'un document interne de l'ONU qui avait ouvert une enquête au printemps 2014. «Le document transmis (à la France par un fonctionnaire onusien) évoquait le témoignage de six enfants, explique un proche du dossier au Parisien. Quatre d'entre eux ont rapporté avoir été directement victimes de sévices par des militaires. Les deux autres ont affirmé avoir eu connaissance d'agissements similaires.» Toujours selon nos informations, les jeunes victimes âgées de 9 à 13 ans ignorent les noms de leurs agresseurs supposés et n'ont été en mesure d'indiquer que des prénoms ou des surnoms, voire des détails physiques trop vagues pour désigner formellement les militaires suspectés.

Les militaires identifiés n'ont pas été entendus

Les faits incriminés se seraient déroulés entre décembre 2013 et mai 2014, dans un camp à l'aéroport de Bangui, lors des premiers mois de l'opération «Sangaris» visant à ramener la paix en Centrafrique. Selon The Guardian, les soldats français sont suspectés d'avoir abusé de ces jeunes garçons «affamés et sans abris» en échange «de nourriture ou d'argent». ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant