Violents incidents dans l'Isère pour obtenir une libération

le , mis à jour à 21:20
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(Actualisé avec moyens supplémentaires, état de la situation) LYON, 20 octobre (Reuters) - De violents incidents ont éclaté mardi à Moirans (Isère), où une trentaine de jeunes ont mis le feu à des carcasses de voitures pour demander la libération provisoire d'un de leurs amis actuellement incarcéré, a annoncé la préfecture locale. La route départementale 1085 a été coupée dans l'après-midi dans les deux sens et la préfecture a dû mettre en place des déviations pour permettre la circulation entre Lyon et Grenoble. Le groupe a fait brûler des véhicules près de la gare et la SNCF a dû interrompre le trafic. Des incendies ont été allumés près de la prison d'Aiton (Isère) où est incarcéré le détenu et des prisonniers ont refusé de réintégrer leurs cellules. "A 20 heures, la situation était sous contrôle, il n'y a pas de blessés et les incendies ont été éteints, la circulation sur la RD 1085 est en cours de rétablissement et la SNCF prend en charge l'évacuation de 218 personnes qui se trouvaient dans les rames de trains à proximité de la gare de Moirans", a indiqué la préfecture de l'Isère dans un communiqué. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a fait dépêcher 120 policiers et gendarmes ainsi que 100 pompiers sur les lieux. "Les manifestants réclament la libération de deux personnes incarcérées pour pouvoir assister aux obsèques d'un proche qui auront lieu mercredi", a ajouté la préfecture. Ce jeune faisait partie d'un groupe issu de la communauté des gens du voyage dont trois membres sont décédés dans la nuit de vendredi à samedi lors d'une sortie de route à bord d'une voiture volée, dit-on de même source. Le Premier ministre Manuel Valls a rapidement réagi sur Twitter en affirmant qu'il n'y aurait qu'"une seule réponse : la fermeté et le rétablissement de l'ordre" face "aux violences inadmissibles commises à Moirans". En août dernier, un groupe de gens du voyage avait bloqué l'autoroute A1 dans les deux sens pour obtenir que le fils d'une victime d'une fusillade qui avait fait quatre morts dans un camp soit libéré pour assister aux funérailles de son père. (Catherine Lagrange, édité par Yves Clarisse)

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