Violents combats entre l'EI et l'armée syrienne dans le Nord-est

le , mis à jour à 17:56
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(Actualisé avec déclarations du YPG) BEYROUTH, 3 juin (Reuters) - De violents affrontements ont opposé dans la nuit les forces gouvernementales syriennes et leurs milices supplétives aux djihadistes de l'Etat islamique dans le nord-est de la Syrie, près de la frontière irakienne, rapporte mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Les combats se sont déroulés près d'une prison située au sud d'Hassaka après un attentat à la bombe de l'EI. La prise de la province d'Hassaka, frontalière de l'Irak et de la Turquie, permettrait au mouvement islamiste de faire la jonction avec son aile irakienne. La région est majoritairement peuplée de Kurdes, dont les milices combattent également l'EI. Les peshmergas disent ne pas avoir de contacts avec les forces gouvernementales mais coopèrent avec la coalition formée à l'initiative des Etats-Unis, qui a mené cinq raids aériens lundi matin près d'Hassaka et de Kobani, plus à l'ouest. Selon l'OSDH, l'armée et les milices gouvernementales ont perdu une trentaine d'hommes dans la province d'Hassaka ces cinq derniers jours. L'agence de presse syrienne Sana parle quant à elle de "dizaines de morts" dans les rangs de l'EI. Dans l'ouest, à la frontière libanaise, le Hezbollah qui prête main forte à l'armée syrienne annonce avoir pris au Front al Nosra, aile syrienne d'Al Qaïda, trois collines des monts Qalamoun situées à l'est d'Arsal. Le mouvement chiite pro-iranien dit progresser désormais en direction d'un sommet stratégique du massif. Les gains militaires des islamistes dans le Nord et l'Est ont contraint Bachar al Assad à concentrer ses forces dans l'Ouest, autour de Damas et de la côte. Un porte-parole des milices kurdes YPG, à l'origine de plusieurs défaites de l'Etat islamique, a déclaré à Reuters que les forces gouvernementales pourraient ne pas être capables de contenir l'avancée des djihadistes. "Nous ne pensons pas que le régime soit capable de repousser l'attaque si Daech essaye sérieusement de s'attaquer à la ville", a dit Redur Xelil, porte-parole des YPG, évoquant la ville d'Hassaka "La moitié de la ville est entre nos mains, au nord et au nord-ouest, et il ne fait aucun doute que lorsqu'ils s'approcheront de notre zone une réponse musclée les attend". (Sylvia Westall et Tom Perry à Beyrouth avec Amena Bakr à Doha; Jean-Philippe Lefief et Nicolas Delame pour le service français)

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