Violents combats dans la ville de Taëz au Yémen

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(Ajoute communiqué du CICR) LE CAIRE, 22 octobre (Reuters) - Une vingtaine de miliciens chiites ont péri dans de violents affrontements jeudi à Taëz, la troisième ville du Yémen qu'ils avaient bombardée la veille à coups de roquettes, ont affirmé les forces progouvernementales. Taëz, souvent considérée comme la capitale culturelle du pays, a subi de lourdes destructions depuis qu'elle est devenue l'un des principaux terrains de confrontation entre d'un côté les rebelles chiites houthis alliés aux partisans de l'ancien président Ali Abdallah Saleh et de l'autre les forces loyales au président Abd-Rabbou Mansour Hadi. La ville est divisée entre les deux camps. Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), les bombardements sur des quartiers d'habitation ont fait 22 morts et 140 blessés mercredi dans la ville. "La situation à Taëz est particulièrement désespérée, même par rapport à la situation épouvantable de l'ensemble du Yémen", a déclaré le chef de la délégation du CICR au Yémen, Antoine Grand, dans un communiqué. Près de la moitié des hôpitaux ont fermé et la liste des blessés en quête de traitement s'allonge, a-t-il dit. Des milliers d'habitants de la ville ont déjà fui les violences et ceux qui sont restés manquent d'eau, de nourriture, d'électricité, de gaz et de fioul. Le CICR, a précisé Antoine Grand, demande en vain depuis cinq semaines l'autorisation d'acheminer des médicaments urgents à un hôpital de la ville. Depuis la fin mars, début de l'offensive aérienne de la coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite qui appuie les forces du président Hadi, les combats ont fait au moins 5.400 morts au Yémen. (Mohammed Ghobari; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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