Violente explosion près de l'aéroport de Kaboul, 5 tués

le , mis à jour à 13:34
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(Actualisé avec bilan et revendication) KABOUL, 10 août (Reuters) - Une voiture piégée a explosé lundi près de l'entrée de l'aéroport de Kaboul faisant cinq morts et 16 blessés, trois jours après une série d'attentats qui ont provoqué la mort d'une cinquantaine de civils et membres des forces de l'ordre et blessé plusieurs centaines de personnes dans la capitale afghane. L'attaque de lundi, revendiquée par les taliban, intervient quelques jours après l'annonce de la mort du mollah Mohammad Omar et l'annonce de son remplacement à la tête de l'organisation islamiste par le mollah Mohammad Akhtar Mansour. Elle fait suite à une vague d'opérations menées vendredi lors de l'une des journées les plus meurtrières qu'ait connues Kaboul dans un passé récent. "Ces attaques démontrent un degré extrême d'atrocité de la part des terroristes à l'égard de civils innocents et sans défense", a jugé le ministère afghan de l'Intérieur dans un communiqué. Un responsable des services de sécurité a indiqué que l'attentat mené lundi visait probablement deux véhicules blindés. "Il s'agissait d'une zone fréquentée. On compte des civils et des membres des forces de sécurité parmi les victimes", a dit Najib Danish, porte-parole du ministère de l'Intérieur, ajoutant que les blessés avaient été évacués vers des hôpitaux. Le porte-parole des taliban Zabihullah Mujahid a précisé que les occupants des deux véhicules visés étaient des étrangers et qu'ils avaient été tués. Il a démenti que des civils aient péri au cours de l'attaque. Le chef de la police de Kaboul, Abdul Rahman Rahimi, a annoncé que cinq personnes avaient été tuées et que seize autres, dont une femme et un enfant selon le ministre de la Santé, avaient été blessées. Kaboul a été placée en état d'alerte renforcée depuis les attentats de la semaine passée et les annonces de la disparition du chef historique des taliban afghans, le mollah Omar, et son remplacement par Mohammad Akhtar Mansour. Ce changement à la tête de l'organisation pourrait avoir provoqué des rivalités et l'actuel regain de violences pourrait être lié à des contentieux internes quant à la nouvelle direction du mouvement. Ces attentats anéantissent presque complètement les espoirs d'une reprise des négociations de paix dans l'immédiat avec le gouvernement. Ils laissent également penser que le nouveau chef des taliban afghans entend démontrer qu'il n'y aura pas de pause dans l'insurrection qu'il dirige. (Sayeed Hassib; Pierre Sérisier pour le service français)

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