Violences : pourquoi il ne faut pas désespérer

le , mis à jour à 15:20
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Violences : pourquoi il ne faut pas désespérer
Violences : pourquoi il ne faut pas désespérer

Il y a des matins où l'on aurait envie de couper la radio et d'éteindre la télévision. Presque tous les matins, en fait, depuis quelques semaines. Encore sonnés par les images terribles de la tuerie homophobe d'Orlando, aux Etats-Unis, nous voilà sidérés par l'assassinat inouï d'un couple de policiers, poignardés à mort chez eux à Magnanville (Yvelines), en présence de leur petit garçon de 3 ans, par un terroriste se proclamant de Daech.

Mais pas de répit dans cette séquence d'ultraviolence : quelques heures plus tard, en boucle sur les chaînes info, des casseurs s'attaquent à l'hôpital Necker, en marge de la manif parisienne contre la loi Travail. « Ceux qui ont détruit l'hôpital des enfants malades sont des salauds », s'étrangle d'indignation l'urgentiste Patrick Pelloux. D'autant plus en colère que l'établissement accueillait le petit orphelin de Magnanville.

Entre l'interminable blocage du pays par les opposants à la réforme El Khomri, les inondations historiques de début juin et les perpétuelles menaces d'attentats, espérait-on enfin souffler avec l'Euro, la fête du football ? Las, samedi, dès le lendemain du match d'ouverture France - Roumanie, les armées de hooligans russes et anglais s'affrontaient à Marseille dans un déchaînement de violence inouïe. Mais pourquoi tant de haine dans notre société ? Et dans quel monde nos enfants vont-ils devoir s'habituer à vivre ? Questions naïves peut-être, mais légitimes quand tous nos repères vacillent. Quand le climat est au chaos. Que chaque jour ajoute un motif supplémentaire d'angoisse.

Rebondir

Peut-on sortir de cette spirale mortifère ? Pour le savoir, et aussi pour retrouver le goût du vivre-ensemble, nous avons interrogé des experts dans plusieurs domaines : psys, historiens, philosophes, spécialiste des religions, lanceur d'alerte... Ils dressent le constat d'un pays certes plombé, désuni et à bout de souffle. Et pourtant, nous ...

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