Violences en Tunisie : la France refuse toute ingérence

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Si l'opposition dénonce le «silence» voire une certaine «complaisance» envers le régime tunisien, le gouvernement assure au contraire avoir «une position équilibrée».

Ne pas se poser en «donneurs de leçons» tout en invitant les autorités «à mieux prendre en compte les attentes de leur population». Tels sont les mots utilisés mardi par la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie pour qualifier la position officielle de la diplomatie française face aux affrontements meurtriers qui opposent la police à la population depuis quatre semaines en Tunisie. Mercredi, le porte-parole du gouvernement François Baroin a défendu cette posture. «Déplorer les violences, appeler à l'apaisement, faire part de ses préoccupations, c'est une position équilibrée que défend aujourd'hui la France», s'est-il justifié. «La Tunisie est un ancien protectorat français. Compte tenu de nos liens d'amitié et compte tenu de notre histoire commune, aller plus loin serait faire preuve d'une ingérence qui n'est pas du tout la ligne de (notre) diplomatie», a-t-il encore précisé.

L'opposition souhaiterait pourtant que la France se montre plus fe

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