Violences en Thaïlande : l'armée menace d'intervenir

le
0
Violences en Thaïlande : l'armée menace d'intervenir
Violences en Thaïlande : l'armée menace d'intervenir

Des manifestations et des violences continuent de secouer la Thaïlande. Au point que le puissant chef de l'armée de terre a menacé jeudi d'une possible intervention militaire, dans un rare communiqué officiel en six mois de crise. «Si les violences continuent, les militaires devront peut-être sortir (...) pour restaurer la paix et l'ordre», affirme Prayuth Chan-O-Cha dans ce texte, précisant que ses troupes «pourraient avoir besoin de recourir à la force pour résoudre la situation».

Tôt jeudi matin, à Bangkok (3 heures heure locales, 22 heures en France), deux grenades M79 ont été lancées sur un camp de manifestants près du Monument de la Démocratie, un des lieux de rassemblement emblématiques des opposants au gouvernement. L'attaque, survenue en plein quartier touristique, non loin de la zone des ministères et du siège du gouvernement, a fait trois morts, dont «un manifestant qui dormait au Monument de la Démocratie» et «un garde qui a succombé à ses blessures par balles», selon Wallop Prathummuang, responsable de la police. Selon le centre de secours Erawan, on déplore également 24 blessés.

Bangkok, jeudi matin. Des policiers procèdent à des relevés scientifiques sur les lieux de l'attaque à la grenade. AFP PHOTO/ Nicolas ASFOURI

Déjà 28 morts depuis six mois

Les deux nouvelles victimes de jeudi portent à 28 le nombre de morts depuis six mois, le plus souvent lors de tirs d'origine inconnue, dont les deux parties s'accusent. Ces attaques ont également fait des centaines de blessés, la plupart par balles ou explosion de grenades.

Par ailleurs, jeudi matin également, des manifestants ont pénétré de force dans le bâtiment où se tenait une réunion entre la commission électorale et le gouvernement concernant l'organisation des prochaines législatives. La commission électorale a aussitôt appelé au report du scrutin. «Les élections du 20 juillet ne sont plus possibles. Elles doivent être ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant