Violences contre les femmes : encourager les victimes à porter plainte

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La circulaire du gouvernement précise que les simples mains courantes, qui ne déclenchent pas d'enquête, doivent devenir très exceptionnelles.
La circulaire du gouvernement précise que les simples mains courantes, qui ne déclenchent pas d'enquête, doivent devenir très exceptionnelles.

À l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, le gouvernement a présenté un plan de lutte, via une circulaire rédigée par le ministère de la Justice et que Le Parisien a pu consulter. Mesure essentielle du dispositif de lutte : encourager le dépôt de plainte, ce qui déclenche automatiquement une enquête, contrairement aux mains courantes, souvent de mise dans ce genre d'affaires. Ces dernières doivent devenir "très exceptionnelles", a précisé la garde des Sceaux.

Chaque année, plus de 216 000 femmes sont victimes de violences commises par leur partenaire, selon des chiffres du gouvernement. Parmi ces victimes, seules 16 % déposent une plainte. En outre, 86 000 femmes rapportent avoir été victimes de viols ou de tentatives de viol et seulement 10 % d'entre elles portent plainte, selon le ministère des Affaires sociales et des Droits des femmes.

Récidive

La circulaire prône également la mise en place d'un juge dédié à ces affaires au sein de chaque tribunal afin de coordonner l'action des services sociaux et des associations. Il est également chargé de s'assurer que, dans le cas d'une mesure d'éviction du domicile du conjoint violent, la mesure est bien respectée.

La lutte contre la récidive est l'autre axe du plan. Des stages de sensibilisation à la récidive doivent pouvoir être proposés par la justice comme alternative à la condamnation ou comme peine. Quant...

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