Violences au Gabon après la mort d'un chef de l'opposition

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LIBREVILLE, 12 avril (Reuters) - Des violences ont éclaté dimanche soir à Libreville, la capitale du Gabon, après la mort d'une figure de l'opposition, André Mba Obame. Des partisans de l'opposition ont brûlé des voitures et incendié l'ambassade du Bénin, rapporte un journaliste de Reuters sur place. Certains manifestants ont affirmé que le gouvernement avait empoisonné André Mba Obame, qui est mort au Cameroun voisin à l'âge de 57 ans, selon son parti de l'Union nationale. Cet opposant, fondateur de l'Union nationale, avait été pendant longtemps un conseiller de l'ancien président Omar Bongo, puis son ministre de l'Intérieur. Il avait rompu avec le pouvoir pour se présenter comme candidat à la présidence sous l'étiquette d'indépendant après la mort d'Omar Bongo en 2009. Malgré l'annonce officielle de la victoire du fils d'Omar Bongo, Ali, il s'était proclamé vainqueur, incitant les autorités à l'accuser de trahison. Depuis 2009, il s'absentait régulièrement du Gabon pour des raisons de santé. (Gerauds Wilfried Obangome, Joe Bavier; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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