Violences-Air France sanctionne 16 salariés, quatre licenciés

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PARIS, 12 novembre (Reuters) - Air France a sanctionné 16 salariés, dont quatre vont être licenciés, à la suite des violences qui avaient émaillé le comité central d'entreprise (CCE) du 5 octobre, a déclaré un porte-parole de la compagnie, confirmant une information d'Europe 1. Parmi les six salariés accusés d'agressions physiques, faits les plus graves, quatre ont été informés en début de semaine de leur futur licenciement pour faute lourde, a-t-il précisé. Un cinquième salarié, représentant du personnel, fera l'objet d'une procédure plus longue, le licenciement devant être autorisé par l'inspection du travail, tandis que les faits d'agressions physiques n'ont pas été retenus pour le sixième, a également dit le porte-parole. Air France a en outre mis à pied sans solde 11 salariés pendant 15 jours pour avoir ouvert par effraction un portail d'accès au siège de la compagnie, a-t-il ajouté. Ces sanctions font suite aux échauffourées qui avaient eu lieu lors du CCE du 5 octobre, où ont été annoncées des mesures drastiques après l'échec des négociations avec les syndicats. Deux cadres de la compagnie, dont le directeur des ressources humaines, s'étaient fait arracher leur chemise. L'intersyndicale d'Air France a appelé à manifester contre ces sanctions le 19 novembre, jour d'un nouveau CCE destiné à discuter des mesures de restructuration prévues par la compagnie, qui pourrait supprimer 2.900 postes d'ici 2017. Six salariés identifiés sur des images vidéo font en outre l'objet d'une procédure judiciaire. Ils passeront en jugement le 2 décembre prochain. (Cyril Altmeyer, édité par Grégory Blachier)


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  • M3182284 le vendredi 13 nov 2015 à 08:53

    La nuit du 4 août annonçant la fin des privilèges syndicaux. Quelle saveur quand on repense aux multiples prises d'otages des français avant les vacances, aux milliers de gens non embauchés afin de laisser glander les salariés historiques. Une poignée paye pour beaucoup? Bien fait, fleurs de nave, ah ah, c'est déjà ça.