Violences à Alep malgré la trêve qui semble compromise

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 (Actualisé avec violences à Alep) 
    AMMAN, 8 mai (Reuters) - Des combats ont été signalés 
dimanche à Alep, où devait pourtant régner un "régime de calme", 
tandis que l'armée syrienne tente de contre-attaquer dans les 
environs de la grande ville du nord du pays. 
    Alep est divisée en deux parties, l'une contrôlée par Damas, 
l'autre par les rebelles et bénéficiait ces derniers jours d'un 
"régime de calme" censé l'épargner provisoirement des combats, 
mais les insurgés ont fait état dimanche de bombardements de 
leurs positions sur la ligne de front ouest, près du quartier de 
Djamiyat al Zahraa. 
    Le ministère russe de la Défense a annoncé samedi que le 
"régime de calme" avait été prolongé de 72 heures alors qu'il 
devait initialement expirer vendredi à 22h00 GMT.   
    "Nous ne savons pas où nous abriter devant l'intensité des 
tirs de roquettes", a dit Ahmad al Ouawi, combattant du Djaïch 
al Moudjaïdine. 
    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), 
les rebelles ont tiré des roquettes sur des zones résidentielles 
tenues par les forces gouvernementales et sur la place Saadallah 
al Djabiri, blessant sept personnes. D'autres victimes seraient 
à déplorer après l'effondrement d'un immeuble touché par un 
missile dans le quartier de Midan. 
    L'armée de l'air syrienne a parallèlement attaqué dimanche 
des positions tenues près d'Alep par des combattants islamistes 
qui se sont emparés ces derniers jours d'une localité située 
dans les environs de l'ancienne capitale économique du pays. 
     
     
    Des dizaines de frappes aériennes ont touché Khan Touman, 
ville située au sud d'Alep que les rebelles ont prise jeudi soir 
aux forces iraniennes, ont annoncé les insurgés et la presse 
officielle syrienne. 
    La perte de Khan Touman est le revers le plus lourd infligé 
aux troupes de la République islamique, qui y ont perdu 13 
hommes en une seule journée depuis qu'ils sont intervenus en 
Syrie.   
    L'armée syrienne a dit avoir durement frappé des "groupes 
terroristes" sans donner de détails sur ses gains territoriaux. 
    Al Manar, l'organe de presse du Hezbollah, le mouvement 
chiite libanais qui combat au côté des forces gouvernementales, 
indique de son côté que des combats violents sont en cours entre 
les miliciens et les djihadistes sunnites. 
    Selon un combattant du Front al Nosra, émanation syrienne 
d'Al Qaïda, les djihadistes prennent désormais la direction d'Al 
Hader, bastion du Hezbollah et des forces iraniennes, très 
présentes dans la région d'Alep. 
    Ailleurs en Syrie, l'Etat islamique cherche également à 
reprendre l'initiative et annonce par le biais de son agence de 
presse Amaq avoir détruit un complexe gazier près de Palmyre que 
l'organisation a perdue fin mars. 
 
 (Suleiman Al-Khalidi,; Nicolas Delame pour le service français) 
 
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