Violence, survie et perles nippones... La sélection cinéma du « Monde »

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Violence, survie et perles nippones... La sélection cinéma du « Monde »
Violence, survie et perles nippones... La sélection cinéma du « Monde »

Chaque mercredi dans La Matinale, la rédaction du « Monde » vous propose son choix de films pour la semaine.

Une tueuse gracieuse sous l’empire des Tang, une mère et son fils victimes d’un enlèvement sadique, l’épopée misérable d’une adolescente-soldat dans la jungle colombienne, un psychopathe de la réalité contemporaine, les premiers éclairs de génie d’un féroce maître nippon. Tel est le programme, paradoxalement assez peu sanglant, mais à l’occasion remarquable, d’une semaine cinématographique placée sous les feux de l’assassinat, du kidnapping et de la guerre.

SUR LES TRACES D’UNE TUEUSE VIRTUOSE ET ÉTHÉRÉE : « The Assassin », de Hou Hsiao-hsien

Dernier film du grand maître taïwanais Hou Hsiao-hsien, 68 ans, The Assassin prend place dans le VIIIe siècle de la dynastie Tang, au moment où le pouvoir impérial est ébranlé par la soif d’indépendance de provinces frontalières militarisées. Yinniang (Shu Qi), une tueuse assermentée, experte en arts martiaux, est chargée de régler leur compte aux gouverneurs insubordonnés. Lors du dernier Festival de Cannes, en mai 2015, The Assassin a jeté tout le monde dans la stupéfaction. Annoncé depuis des années, le projet devait sceller la rencontre de l’auteur, chef de file d’une modernité contemplative, avec le wu xia pian (ou « film de sabre »), soit l’un des genres traditionnels et des plus populaires du cinéma chinois. En fait, The Assassin n’a rien d’une concession à l’industrie ; c’est au contraire la pleine continuation du cinéma de Hou Hsiao-hsien dans un autre cadre, mais dans ses propres termes, ceux d’une veine historique commencé...

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