Viol collectif en Inde : la peine connue ce vendredi

le
0
Viol collectif en Inde : la peine connue ce vendredi
Viol collectif en Inde : la peine connue ce vendredi

Une peine très attendue en Inde. Ce vendredi, les quatre hommes reconnus coupables d'avoir violé collectivement une étudiante à New Delhi, en décembre 2012, vont savoir s'ils sont condamnés à mort. L'Inde prévoit la peine de mort pour de rares crimes et les exécutions sont exceptionnelles. En 2004 par exemple, un homme avait été pendu pour le viol et le meurtre d'une adolescente de 14 ans.

Les quatre individus, âgés de 19 ans à 29 ans et qui vivaient dans un bidonville de la capitale, ont aussi été reconnus coupables du meurtre de la jeune femme. Un cinquième accusé âgé de 17 ans au moment des faits a été condamné fin août à trois ans de prison, la peine maximale encourue pour ce crime par les mineurs. Un sixième homme, le chauffeur du bus présenté comme le meneur, a été retrouvé mort dans sa cellule en mars, un décès attribué à un suicide par les autorités.

Pour le procureur, la mort est une «peine appropriée»

L'étudiante en kinésithérapie, âgée de 23 ans, avait été agressée avec une barre de fer et violée dans un bus, le 16 décembre, alors qu'elle rentrait du cinéma avec son ami. Elle est décédée de ses blessures le 29 décembre dans un hôpital de Singapour. Des milliers d'Indiens révoltés avaient manifesté après ce viol, appelant à une prise de conscience de la façon dont les femmes sont traitées dans le pays, et dénonçant l'apathie de la police et de la justice à l'égard des victimes d'agressions sexuelles. Après ce viol et l'émotion populaire qu'il a déclenchée, les lois contre les délinquants sexuels ont été durcies en mars et la peine de mort introduite pour les violeurs dont les victimes sont décédées.

Le procureur a réclamé la peine de mort pour les quatre hommes mercredi, estimant qu'il s'agissait de la seule «peine appropriée». «La cour doit prononcer la peine maximale, sinon le message adressé à la société sera qu'une telle déviance est tolérée», a-t-il ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant