Vingt manifestants tués au Caire

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À l'approche de la présidentielle, l'armée a assuré qu'elle quittera le pouvoir dès l'élection du nouveau chef de l'État.

Le drame a un goût de déjà-vu. Près de dix-huit mois après la révolution et à trois semaines du premier tour de la présidentielle, Le Caire est encore et toujours secoué d'affrontements sporadiques qui tournent au bain de sang sous les yeux impassibles des forces de sécurité, police ou armée, qui tardent à intervenir.

Mercredi, les premiers heurts ont éclaté au creux de la nuit, vers 2 heures du matin. Selon plusieurs témoins, ce sont des habitants d'Abbaseyya, quartier populaire situé dans la partie nord du Caire, qui, armés de pierres, de bâtons, de cocktails Molotov et pour certains munis d'armes à feu, ont attaqué quelques dizaines de manifestants, rassemblés en sit-in, devant le ministère de la Défense. Salafistes pour la plupart, ils exigeaient le retour dans la course à la présidentielle, prévue les 23 et 24 mai prochain, de leur candidat, Hazem Abou Ismaïl.

Très populaire, antisystème, pourfendeur de l'armée au pouvoir depuis la chute de Moub

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