Vingt-cinq ans de la chute du Mur : une RDA à deux vitesses

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L'ancienne usine chimique de Bitterfeld, en ex-RDA, près de Leipzig.
L'ancienne usine chimique de Bitterfeld, en ex-RDA, près de Leipzig.

Elle marchande durement le petit pull qu'elle aimerait bien s'acheter pour mieux supporter les premiers frimas de l'automne. Elle répète que son compte en banque désespérément vide ne lui permet pas de dépenser plus de 10 euros, mais le vendeur n'en démord pas. Ce sera 12 euros ou rien. La septuagénaire devra encore patienter avant de pouvoir s'offrir son chandail. Comme beaucoup d'autres habitués du marché de Bitterfeld, cette vieille dame se déplace avec un déambulateur. La place de la mairie est coquette et le soleil flamboyant, mais l'endroit ressemble plus à une maison de retraite qu'à une petite ville de campagne bourdonnante. Et pour cause... Bitterfeld a perdu ses "forces vives" au lendemain de la chute du mur de Berlin il y a tout juste vingt-cinq ans, et la "saignée" ne semble pas près de s'arrêter. "Nous avons perdu plus de la moitié de notre population depuis 1990, déplore la mairesse, Petra Wust. Nous comptons aujourd'hui tout juste 42 000 habitants. Nous cherchons à attirer des gens, mais il n'est pas facile de convaincre des jeunes de venir en Saxe-Anhalt, la région la plus âgée en... Europe." Certains signes ne trompent pas. "J'ai dépassé la quarantaine et je suis la cadette de l'entreprise de chimie qui m'emploie", déplore Judith Wurg, une mère de famille divorcée. Mais il y a bien pire... "Moi, j'ai 59 ans, et tous les collègues de mon équipe sont plus vieux que moi", constate Uwe Finke, un technicien qui travaille pour Orwo,...

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