Vincent Poirier, une vie à 2,13 m

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Vincent Poirier, une vie à 2,13 m
Vincent Poirier, une vie à 2,13 m

À la naissance, il mesurait déjà 51 cm pour 4 kg. Dès la maternelle, « il faisait une tête de plus que les autres », se souvient sa maman, Anne-Laure. Aujourd'hui, Vincent Poirier (23 ans) affiche 213 cm (pour 115 kg). Après avoir longtemps rêvé d'être « petit » ou « simplement normal », le pivot du Paris-Levallois a appris à vivre avec sa taille XXXL. A l'aise dans ses baskets. « C'est dans mes gènes. Mes grands-parents étaient grands, ma maman mesure 1,88 m et mon papa (décédé il y a trois ans) faisait 1,92 m. Avant, j'aurais tout fait pour être invisible mais, finalement, il vaut mieux sortir du lot. Mon corps est devenu ma force. Grâce au basket, le regard des gens sur moi a changé et mon regard sur moi aussi. » Paroles de géant.

 

Un vrai complexe à l'adolescence

 

« Plus jeune, j'avais l'impression que, jamais, je n'arrêterais de grandir. En classe de seconde, j'ai commencé à ne plus pouvoir passer les portes. Elles sont à 2,05 m et moi je mesurais 2,04 m... sans chaussures. Pour passer les portes, je prenais mon téléphone et je faisais semblant de regarder ou d'écrire quelque chose pour baisser la tête naturellement. J'étais complexé. Chaque matin, je regardais sur un repère que j'avais fait sur le carrelage de la salle de bains si je n'avais pas grandi. On m'appelait l'asperge, la tige. Gamin, les autres voulaient se confronter à moi, cherchaient le rapport de force, surtout les petits teigneux. J'ai passé ma vie à m'adapter et à trouver des solutions. »

 

Faire du 51, ce n'est pas le pied

 

« A 14 ans, je chaussais du 47, maintenant c'est du... 51. Je vais sur Internet pour trouver des chaussures. Ça coûte un peu plus cher mais j'achète celles que je souhaite. Plus jeune, les chaussures ne duraient pas longtemps. En prévision, on achetait une paire avec une pointure au-dessus. Il était rare que je trouve des chaussures à ma taille qui me plaisaient. A 16-17 ans, je devais mettre ...

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