Vincent Peillon : «Mille postes de remplaçants en plus à la rentrée»

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Vincent Peillon : «Mille postes de remplaçants en plus à la rentrée»
Vincent Peillon : «Mille postes de remplaçants en plus à la rentrée»
Alors qu'il a envoyé sa circulaire de rentrée aux recteurs, le ministre de l'Education nationale vient annoncer une nouvelle priorité pour septembre en se déplaçant ce matin dans une école primaire de Cachan (Val-de-Marne), confrontée, comme beaucoup d'autres, à la difficulté de trouver des remplaçants quand un prof est absent.

Vous avez l'intention de vous attaquer au problème du remplacement. Pourquoi?
VINCENT PEILLON. Parce que la réalité est qu'il y a, aujourd'hui, dans certains territoires, rupture du service public d'éducation. Ce n'est pas acceptable. Nous voulons y répondre. D'abord en disant la vérité et en faisant la transparence totale sur la situation vis-à-vis des parents, des professeurs et des élus. C'est pourquoi, dès mon arrivée, j'ai fait publier un rapport de l'inspection générale qui ne l'avait pas été par mon prédécesseur, et qui faisait état de la gravité du problème. Et, ensuite, en agissant. Quand un enseignant absent n'est pas remplacé au collège ou au lycée, c'est déjà assez préjudiciable, mais l'élève peut au moins continuer à aller en cours dans les autres matières. Quand cela se produit à l'école primaire en revanche, c'est intolérable. Je comprends parfaitement l'impatience et l'indignation des familles dont l'enfant n'a pas de professeur pendant plusieurs semaines.

Comment en est-on arrivé à ce point de rupture?
Sous le quinquennat précédent, 8 0000 postes ont été supprimés. Pour y arriver, il a fallu piocher partout, et notamment parmi les remplaçants. On parle beaucoup de la dette budgétaire, il faut mesurer aussi l'ampleur de la dette éducative qui nous a été léguée. Entre 2009 et 2012, 5 000 postes de remplaçant ont ainsi été supprimés. Le résultat : entre juin 2006 et juin 2012, une diminution de 40% des effectifs disponibles pour le remplacement et une augmentation de 63% du recours aux contractuels. Avec des...

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