Vincent Lambert : le Conseil d'Etat renvoie sa décision devant une formation collégiale

le
0
Vincent Lambert : le Conseil d'Etat renvoie sa décision devant une formation collégiale
Vincent Lambert : le Conseil d'Etat renvoie sa décision devant une formation collégiale

Faut-il maintenir en vie Vincent Lambert ? Le Conseil d'Etat a renvoyé ce jeudi sa décision devant une formation collégiale. Celle-ci devrait décider du sort jeune homme la semaine prochaine.

Compte tenu de la complexité d'ordre «juridique», «déontologique» et «éthique» du dossier, le Conseil d'Etat a estimé que la question du maintien en vie de Vincent Lambert ne pouvait être tranchée par un juge unique, a déclaré Bernard Stirn, président de la section contentieux de la haute juridiction. Plusieurs magistrats du Conseil d'Etat vont donc examiner ensemble ce cas très sensible qui déchire la famille de cet homme tétraplégique, en état végétatif chronique, et sans espoir de récupération depuis un accident de la route en septembre 2008.

«C'est une grande sagesse de la part du Conseil d'Etat», a estimé sur BFM-TV le député UMP Jean Leonetti, auteur de la loi sur la fin de vie adoptée en 2005. Selon lui, le cas Vincent Lambert relève de l'acharnement thérapeutique. «Je crois qu'il est assez évident que Vincent n'aurait pas voulu être maintenu artificiellement en vie», a-t-il déclaré. Ne pas «débrancher» le patient serait «un retour en arrière de 15 ans, quand l'acharnement thérapeutique était devenue la règle», selon Jean Leonetti. «Si le Conseil d'Etat allait dans un autre sens, il faudrait repréciser la loi. Aucun Français ne souhaite vivre en survie artificielle, qui n'est pas une vie», a-t-il ajouté.

«Le laisser partir est un acte d'amour»

Le 16 janvier, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne avait décidé, contre l'avis des médecins du CHU de Reims, le maintien en vie du patient, à la demande des parents, des catholiques traditionalistes opposés à l'euthanasie passive de leur fils. «La poursuite du traitement n'est ni inutile, ni disproportionnée et n'a pas pour objectif le seul maintien artificiel de la vie», avait estimé le tribunal. Tout en reconnaissant que le cas de ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant