Vincent Lambert : la loi Leonetti «ne suffit pas», selon Marisol Touraine

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Vincent Lambert : la loi Leonetti «ne suffit pas», selon Marisol Touraine
Vincent Lambert : la loi Leonetti «ne suffit pas», selon Marisol Touraine

C'était inévitable, la décision du tribunal de Châlons-en-Champagne (Marne) de s'opposer à l'euthanasie passive de Vincent Lambert, un tétraplégique de 38 ans en état de conscience minimale, a relancé le débat autour de la fin de vie.

La législation actuelle en France repose sur la loi Leonetti de 2005. L'esprit de ce texte est d'empêcher à la fois l'euthanasie active et l'acharnement thérapeutique, tout en développant les soins palliatifs pour prendre en considération la souffrance du patient. La loi prévoit notamment que les médecins peuvent, après avoir recueilli l'avis des proches, interrompre des traitements «inutiles ou disproportionnés et dont le seul but est le maintien artificiel de la vie.» Les juges ayant considéré que «la poursuite du traitement n'était ni inutile, ni disproportionnée», le cas de Vincent Lambert sortait donc du champ d'application de la loi Leonetti, contrairement à ce qu'avait estimé mercredi le député qui a donné son nom texte.

Hollande souhaite un accord «large»

Ces différences d'interprétations, sur un sujet aussi complexe, soulignent la difficulté qui attend le gouvernement dans l'élaboration d'une nouveau texte sur la fin de vie, l'un des engagements de François Hollande. Le président français, conscient du caractère sensible de ces questions, espère obtenir un accord «large», «sans polémique et sans division». Il a profité de sa conférence de presse mardi pour rappeler qu'il était attaché un nouveau cadre légal. Le futur texte devra «permettre à toute personne majeure atteinte d'un maladie incurable provoquant une souffrance psychologique, physique insupportable et qui ne peut être apaisée, de pouvoir demander dans des conditions strictes, une assistance médicalisée pour terminer sa vie en dignité».

Pour l'heure, médecins, responsables politiques, associations spécialisées se rejoignent sur un constat : la loi en vigueur est imparfaite tant les ...

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