Vincent Lambert : la dernière bataille

le
0
Un couloir de l'hôpital de Reims où Vincent Lambert est soigné.
Un couloir de l'hôpital de Reims où Vincent Lambert est soigné.

La décision attendra encore un peu. Le Conseil d'État s'est de nouveau penché vendredi sur le dossier Vincent Lambert. Il doit rendre mardi sa décision et tâcher de mettre ainsi un terme à la guerre qui se mène depuis avril 2013 autour du lit d'hôpital de cet infirmier psychiatrique de 38 ans, plongé dans un état de conscience minimale depuis un accident de voiture en 2008. D'un côté, son épouse Rachel, soutenue par six des huit frères et soeurs de Vincent qui plaident pour qu'on le laisse mourir par un arrêt de son alimentation. De l'autre, ses parents, une soeur et un demi-frère qui exigent qu'il soit maintenu en vie. D'un côté, le CHU de Reims, où le jeune homme est suivi et qui a engagé par deux fois un protocole de fin de vie dans le cadre de la loi Leonetti. De l'autre, le tribunal de Châlons-en-Champagne qui, les deux fois, a suspendu cette décision. Vincent Lambert entre eux, dont la chambre est fermée à clef et les visites surveillées, otage du choix qu'il a omis de faire lorsqu'il le pouvait : laisser des consignes écrites sur sa fin de vie, ou désigner une "personne de confiance" chargée de transmettre ses volontés. "Ignoble" Les parties sortent de ces quatorze mois pantelantes et plus déchirées que jamais. "Ignoble", a lâché en février Rachel Lambert lors de son audience devant le Conseil d'État, à propos des accusations dont elle a été l'objet sur "l'intérêt" qu'elle aurait à la mort de son époux. "Pendant...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant