Vincent Bolloré évoque le risque de faillite de Canal+

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Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi, devant les actionnaires réunis en assemblée générale à l'Olympia, le 21 avril.
Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi, devant les actionnaires réunis en assemblée générale à l'Olympia, le 21 avril.

Si le groupe reste dans son ensemble rentable, certaines filiales comme iTélé et les chaînes payantes françaises perdent de l’argent. La chaîne se voit donc imposer une cure d’austérité.

Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi, a évoqué jeudi 21 avril le risque de faillite du groupe Canal+ en raison de l’accumulation des pertes de la branche de télévision payante en France. « Si les pertes continuent, il y a un moment où il faudra arrêter le robinet, parce que Vivendi ne pourra pas apporter de l’argent indéfiniment à Canal+ », a-t-il menacé, devant les actionnaires réunis en assemblée générale à l’Olympia.

L’homme d’affaires breton a également fait passer ce message dans une lettre adressée aux salariés, où il explique sa stratégie et le renouvellement du management :

« Nous ne pouvions risquer de voir une de nos filiales historiques françaises nous entraîner dans sa faillite. » Il a ainsi justifié toutes les mesures prises pour limiter les pertes de Canal+, même quand elles ont suscité l’hostilité des salariés du groupe. « Quand on dit aux gens “vous n’êtes plus 469 à partir vous n’êtes plus que 50”, on n’est pas populaire », mais « on préfère mettre cet argent dans les programmes », a-t-il assuré, déclenchant les applaudissements des actionnaires.

Vincent Bolloré a aussi reconnu qu’il n’était pas très « populaire » depuis le départ de vingt dirigeants du groupe, vécu en interne comme une « purge ».

Revenir à l’équilibre en 2018 Aujourd’hui, Canal+ accumule une dette d’environ un milliard d’euros. Si ses chaînes en clair D8 et D17 sont « dans la rentabilité », la chaîne d’informations en continu iTélé est dans le rouge. Après...

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  • stricot il y a 8 mois

    Canal sans foot et sans les gu1gnols et le grand journal c'est un netfIix plus cher et sans la flexibilite. Malheureusement les seuls TV qui vont rester sont celles qui feront de la serie et des trucs deb iIes genre survie en bik!ny sur une ile non-deserte et de la cuisine/danse/chant avec jury de people. Perso, 8 ans que je ne suis plus en France, 8 ans que la tele ne me manque pas.

  • oggy il y a 8 mois

    Cà me fait rire ces gens qui gèrent une chaine alors qu'ils ne sont pas du métier... Bolloré va couler Canal+...... c'est comme mettre Carlos Ghosn chef de Clinique AP-HP

  • M2723293 il y a 8 mois

    Un média qui critique N.S. en moins c'est un espoir de marchés juteux pour Bolloré dans d'autres domaines.Mission accomplie ! Honte sur la démocratie !

  • soulamer il y a 8 mois

    tous ces bons journaleux bien pensants de itele travaillent sur u truc qui perd de l'argent et donnent des leçons a la planète entiere sans mecene comme Bolloré ils seraient à pôle emploi

  • Road40 il y a 8 mois

    l'arroseur arrosé , faudrait lui envoyer la copie en clair , lol, il doit avoir la version cryptée ....

  • Spartaku il y a 8 mois

    Le bon ESPRIT CANAL a laissé place à l’esprit canaille de Bolloré .... Canal Bolloré chute comme chute la canaille Sarko ... Tout ce binzz pour rien !!

  • aerosp il y a 8 mois

    la pub tue canal +

  • roober il y a 8 mois

    Normal, les derniers bastions socialistes sont appelés à mourir d’entêtement !