Villeroy (BdF) prône un ministre des Finances de l'euro

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    PARIS, 9 avril (Reuters) - Le gouverneur de la Banque de 
France prône à son tour la nomination d'un ministre des Finances 
de la zone euro pour assurer une coordination des politiques 
économiques qui manque selon lui "terriblement" et doper ainsi 
la croissance. 
    Dans une interview publiée samedi par le quotidien italien 
La Repubblica, François Villeroy de Galhau épouse ainsi les 
thèses du vice-président de l'institution de Francfort, Benoît 
Coeuré, du ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, ou 
de cercles fédéralistes comme l'Institut Delors.   
    "La politique monétaire ne peut pas tout. Il est urgent 
d'organiser une nouvelle gouvernance économique de la zone 
euro", déclare-t-il. "Ce qui manque terriblement est le deuxième 
pilier, une coordination majeure de la politique économique. 
Pour cette raison, je propose moi aussi la nomination d'un 
ministre des finances européen." 
    Ce membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale 
européenne assure que cette proposition est "dans l'intérêt de 
tous" et que l'absence de gouvernance a coûté entre 2 et 5 
points de PIB à la zone euro, et donc des millions d'emplois. 
    En outre, la zone euro présente un excédent extérieur proche 
de 4 % du PIB, ce qui "n'est pas une bonne nouvelle compte tenu 
du niveau actuel de la croissance", estime-t-il.  
    "Il s'agit d'une anomalie liée au fait même qu'il n'existe 
pas de ministre européen qui élabore une stratégie collective, 
pour trouver un meilleur équilibre de l'épargne vers 
l'investissement", dit le gouverneur de la Banque de France.  
    Prié de dire si la France est prête à cet abandon de 
souveraineté, il répond qu'il s'agit d'un "partage". 
    Pour lui, "chaque fois que les Français parlent de 
coordination européenne, les Allemands pensent que c'est une 
nouvelle excuse pour éviter de procéder aux réformes nationales 
nécessaires. Il faut reconstruire un pacte de confiance sur 
l'axe franco-allemand, qui sera donc fondé sur ces deux 
engagements". 
    Il exhorte ainsi la France à réformer son marché du travail 
parce qu'elle "ne peut rester un des seuls pays européens où le 
chômage ne diminue pas encore".  
    Le ministre des Finances serait membre de la Commission, 
président de l'Eurogroupe et à la tête d'un Trésor européen 
composé des services économique de la Commission et du Mécanisme 
européen de stabilité.  
    "Il incomberait au ministre d'élaborer avec l'Eurogroupe la 
stratégie collective de la zone euro, puis de veiller à leur 
application au moyen d'incitations et de sanctions", explique 
Villeroy de Galhau. 
    La BCE, poursuit-il, "fait le maximum" pour doper la 
croissance et l'effet des mesures qu'elle prend devrait 
augmenter l'inflation en Europe de 1% sur les trois années 
2015-2017, en donc la croissance. 
    "La BCE n'est pas à court de munitions", dit-il.     
 
 (Yves Clarisse) 
 
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  • M940878 il y a 8 mois

    un ministre des impôts serait mieux , dans ce cas plus de racket socialiste