Vienne va partiellement nationaliser Volksbanken

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LA BANQUE AUTRICHIENNE VOLKSBANKEN VA ÊTRE PARTIELLEMENT NATIONALISÉE
LA BANQUE AUTRICHIENNE VOLKSBANKEN VA ÊTRE PARTIELLEMENT NATIONALISÉE

VIENNE (Reuters) - La banque autrichienne Volksbanken a annoncé lundi qu'elle serait partiellement nationalisée et que ses actionnaires minoritaires pourraient perdre jusqu'à 70% de la valeur de leur participation.

La majorité du capital devrait rester contrôlée par des banques régionales, qui mettront 230 millions d'euros sur la table tandis que l'Etat prévoit d'apporter au moins 250 millions.

Une source financière a expliqué que l'Etat récupérerait une participation directe de plus de 40% dans Volksbanken à l'issue de la recapitalisation.

Le capital de la banque est aujourd'hui détenu à 60,8% par une soixantaine d'établissements de crédit autrichiens, à 23,4% par l'allemande DZ Bank, à 9,4% par l'assureur Ergo et à 5,7% par Raiffeisen Zentralbank .

Volksbanken avait déjà reçu en 2009 un milliard d'euros de la part de l'Etat mais elle n'est pas parvenue à honorer ses échéances de remboursements en temps et en heure, offrant au gouvernement autrichien l'opportunité de transformer son prêt en titres.

La ministre autrichienne des Finances, Maria Fekter, a toutefois déclaré vouloir éviter ce cas de figure, Vienne ayant déjà dû nationaliser Kommunalkredit et Hypo Group Alpe Adria depuis le déclenchement de la crise financière.

Nicolas Delame pour le service français, édité par Marc Angrand

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  • wanda6 le lundi 27 fév 2012 à 20:16

    “La différence est qu’en Islande nous avons laissé les banques faire faillite, a-t-il expliqué. C’étaient des institutions privées ; nous n’y avons pas injecté de l’argent pour les maintenir à flot. L’Etat n’a pas à assumer cette responsabilité. (…) Ólafur Grímsson, le président islandais

  • wanda6 le lundi 27 fév 2012 à 20:15

    Le monde libéral approuve le socialisme, la preuve ... mais seulement quand il s'agit de socialiser, de mutualiser, de partager ses pertes et ses risques financiers avec 'le public'... Là, le contribuable peut participer et contribuer... Mais s'il s'agit de partager les profits, de redistribuer et de corriger le déséquilibre social généré par les forces économiques, la taxe et la notion même de contribuable est un dangereux ennemi de 'la libre entreprise'...