VIDÉOS. Quand la police fait son cinéma

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Des photos de Belmondo et de Dujardin sont affichées dans les bureaux de la section antiterroriste.
Des photos de Belmondo et de Dujardin sont affichées dans les bureaux de la section antiterroriste.

La police judiciaire fascine. Elle est une source intarissable d'inspiration pour de nombreux cinéastes et écrivains. Le 36, quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire parisienne, incarne ce mythe, entre noirceur et tradition. Pour les rôles qu'ils devaient incarner, Jean-Paul Belmondo, Jean Dujardin (Contre-Enquête), ou encore Leïla Bekthi dans Mains armées sont tous venus s'imprégner des lieux. Les murs de la section antiterroriste portent encore leurs dédicaces. Une photo de "Bébel" est accrochée en bonne place dans le bureau de Christian Flaesch, directeur régional de la police judiciaire (PJ).

Il y a peu, Frédéric Schoendoerffer, pour son film 96 heures, a décroché le Graal : il a reçu l'autorisation de tourner quelques images du 36, quai des Orfèvres. Fin octobre, c'est Alexandre Arcady, qui prépare un film sur Ilan Halimi, un jeune homme torturé à mort en 2006 par le gang des Barbares, qui a obtenu le même privilège. Pascal Meynier, assistant-réalisateur, s'en est ému : "On a vraiment l'impression d'être dans l'Histoire. C'est inespéré de tourner une fiction au siège de la brigade criminelle." Tout cela découle d'un nouveau dispositif de "valorisation du patrimoine" mis en place par la préfecture de police de Paris. Signe que les autorités ont enfin compris les fantasmes que pouvait nourrir la PJ.

Des bureaux, couloirs, salles de crise et de réunion ont été ouverts aux tournages. "Et même les toits de la...

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