VIDÉOS. Le football européen demeure empêtré dans le racisme

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Mario Balotelli.
Mario Balotelli.

ITALIE

Juillet 2013, 33e minute de jeu entre Sassuolo et l'AC Milan, match comptant pour le trofeo TIM, un tournoi préparatoire d'avant-saison en Italie. Excédé par les quolibets racistes dont il fait l'objet depuis le début de la rencontre, le Guinéen Kevin Constant se tourne vers les spectateurs massés dans la tribune latérale avant de leur expédier le ballon d'un grand coup de pied puis de quitter de son propre chef la pelouse du cossu stade Alberto-Broglia en Émilie-Romagne. Comme (trop) souvent, l'Italie se retrouve, à travers ses vieux relents xénophobes, au centre des débats en matière de racisme dans les stades.Car la scène n'est pas inédite, loin de là. En janvier dernier, un autre joueur du Milan, le Ghanéen Kevin-Prince Boateng avait déjà quitté la pelouse après des chants racistes à son encontre, lors d'un match amical à Pro Patria (Serie C2). La scène, inédite, avait frappé et l'ensemble de ses coéquipiers lui avaient alors emboîté le pas en signe de solidarité.

Le premier épisode de ce type à avoir connu un réel retentissement médiatique date de 2005. Le défenseur ivoirien Marc-André Zoro, alors joueur de Messine (Serie A), avait déjà marqué les esprits en essayant de quitter la pelouse après les cris de singe lancés par des supporteurs de l'Inter Milan durant une rencontre. En larmes, il avait finalement renoncé, convaincu entre autres par les joueurs de couleur du club milanais,...

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